Carrie – 1976
De Brian de Palma
D’après le roman de Stephen KingŒuvre culte et premier best-seller du maître de l’horreur
Stephen King, le film
Carrie de
de Palma est probablement le seul métrage que je préfère au livre. Après une nouvelle vision, je ne peux qu’inclure
Carrie dans le Top 3 de mes
Films Favoris, aux côtés de
SAW et
MAY.
Réalisation : 4.5/5
De Palma fait ici montre d’un talent inouï. Composée de mouvements de caméra interdits (va-et-vient de travellings…), de plans superposés magnifiques, de longues séquences profitant de l’espace au maximum (scène du seau), et de plans terrifiants (la mère derrière la porte…), l’œuvre de
de Palma mérite bien sa place de film culte et de chef-d’œuvre. Certains reprocheront à ce film d’avoir vieilli, sachez qu’il n’en est rien.
Carrie est toujours aussi puissant, aussi bien foutu, et c’est toujours un plaisir de le revoir. Entre les mains de
de Palma, le premier best-seller de
Stephen King a de quoi frimer pendant encore de longues années…
Histoire : 5/5

C’est un jeune
Stephen King que l’on retrouve derrière la plume, mais un
King au meilleur de sa forme. Heureusement,
de Palma a préféré nous présenter l’histoire de Carrie de manière très classique plutôt que sous la forme d’un récit polymorphe comme c’est le cas dans le bouquin.
Carrie est le bouc émissaire du lycée. Réservée, éduquée par une mère autoritaire et excessivement religieuse, cachant sa beauté, mal fringuée, Carrie ne bénéficie pas d’une réputation très confortable… Suite à l’apparition tardive et troublante de ses menstruations, Carrie se découvre un talent caché pour la télékinésie, c’est-à-dire la faculté à déplacer les objets par la pensée. Talent qu’elle exerce via sa colère. Pendant ce temps-là, deux groupes de jeunes préparent une surprise pour Carrie, l’une sera bien attentionnée, l’autre sera mortelle…
Acteurs/Personnages : 5/5
Sissy Spacek excelle dans le rôle de Carrietta « Carrie » White. Un faciès particulier, une beauté cachée, un jeu d’actrice puissant, une présence et une performance inoubliables.
Spacek fait de Carrie un personnage vivant, réaliste, très humain, très fidèle à l’œuvre de
Stephen King. Soyez-en certains,
Carrie ne serait pas ce qu’il est sans cette actrice hors-pair. Les autres acteurs son tout aussi bons. Pas de quoi leur décerner la Palme d’Or mais force est de reconnaître qu’ils jouent juste sans jamais aucune fausse note.

La mère de Carrie est insupportable et joliment névrosée. On retiendra aussi la performance de
John Travolta en ringard des Seventies. Sans oublier le personnage de Norma, la petite peste se trimbalant tout le temps avec sa casquette rouge et qui rit comme une « dinde ». Un casting flamboyant à la mesure du métrage !
Musique : 4.5/5

Certains reprocheront à la musique d’avoir vieilli, moi je la trouve splendide. Oppressante, captivante, magnifique, la musique de
Carrie est inoubliable. Les cordons rappellent les vieux films d’épouvante des années 50 mais sont toujours aussi efficaces. Ils rendent une scène d’autant plus stressante et décuplent son impact.


Carrie n’a donc pas vieilli d’un poil malgré toutes ces années.
De Palma peut être fier de son œuvre, de son chef-d’œuvre devrais-je dire, et
Stephen King peut se vanter d’être à l’origine d’un des plus grands films d’horreur de tous les temps. Si vous ne connaissez pas encore
Carrie, vous n’avez aucune excuse, foncez le voir !
Note : 19/20_________________
Dernier coup de coeur :
GAMER : 18/20