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 Silent Hill 4: The Room (Konami, 2004)

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Arthas_117
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MessageSujet: Silent Hill 4: The Room (Konami, 2004)   Sam 11 Oct - 18:52


Silent Hill 4 : The Room ou tout simplement connu sous le titre de The Room (à ne pas confondre avec l’œuvre spectaculaire de Tommy Wiseau) est un survival-horror de Konami sorti durant l’âge d’or du genre. C’est l’un des derniers titres à être considérés comme étant bon avant l’essoufflement des jeux horrifiants. C’est aussi le dernier exemplaire de l’équipe technique des Silent Hill (appelé la Team Silent) de la franchise du même nom. Malgré que le jeu n’a rien à voir avec la ville déserte et au brouillard constant (la raison du titre est que les producteurs ne voulaient pas prendre de chance sur un stand-alone game comme celui-ci). Silent Hill 4 reste quand même un jeu très sous-évalué qui mérite vraiment une attention générale du public des joueurs.

L’intrigue suit Henry Townshend, un homme dans la trentaine qui vit en célibat dans son appartement 302 de son immeuble collectif. Il y est depuis deux ans et il vit heureux jusqu’à ce qu’un jour il ne peut sortir de là. La raison est aussi farfelue que simple, des longues chaines recouvrent et verrouille la porte qui le mène au monde extérieur. Henry n’y comprend rien jusqu’à ce qu’un trou se crée tout seul dans le mur de sa salle de bains. Ne voyant pas qu’autre issue, notre homme voyage d’un monde à l’autre et découvre d’horribles mystères qui se lient envers l’histoire de son appartement.

Pour ceux qui ont déjà vu le film The Cell de Tarsem. Sachez que Silent Hill 4 (ouais je ne vais pas l’appeler The Room, déjà que l’univers de ce jeu est assez spécial, je ne veux pas un croisement avec un « Oh hi Mark ») est un jeu avec un thème principal semblable. Un individu qui voyage dans les lieux marquants de la vie d’une personne. Sauf que là, l’univers, dont Henry se trouve à y survivre est l’ensemble des pièces de l’existence d’un tueur en série. Plus on avance dans le jeu, plus on remarque tous les détails et les caractéristiques de la personnalité de l’antagoniste. Un peu comme la mégapole de Los Angeles dans Blade Runner, elle a bien plus de caractéristiques et de personnalité que les personnages et elle est présente tout le long de l’histoire.


Un autre aspect qui rend ce jeu si unique est la musique d’Akira Yamaoka. Certes, son style a donné l’âme à la plupart des Silent Hill. Mais avec celui-ci, il rend la musique et l’ambiance sonore semblable aux autres opus tout en lui gardant une certaine originalité. D’ailleurs, je trouve même que ça fait assez urbain et pop avec des tracks telles que Melancoly Requiem, Wounded Warsong ou le magnifique et lugubre Room of Angel qui résume bien l’âme du jeu.

Avec tous ses aspects positifs que je donne envers ce jeu, il est évident de se demander pourquoi il n’est pas si connu que ça maintenant en raison de ses 10 ans d’existences qui lui auraient suffi pour renaitre chez le public des joueurs. Hé bien sachez que la base d’un jeu est sa jouabilité et Silent Hill 4 n’est pas fort là-dessus. Un jeu avec un univers comme tel serait axé sur l’exploration, ce qui est le cas. Mais pour faire différent des autres épisodes de la franchise, les développeurs ont du viser sur l’aspect action. C’est une bonne chose pour donner une identité différente envers ce chapitre-ci. Le hic, c’est que souvent, on sent que c’est forcé, comme lorsqu’on peut battre une meute de huit monstres alors que le long du jeu, on a tendance à les éviter. C’est sûr que dans un jeu d’action ça marcherait, mais dans un monde dont la survie du personnage principal est la priorité. Ça cloche…

Aussi, il y a un autre point qui baisse la qualité du jeu. Lors de la deuxième partie, un moment dont bien d’autres joueurs le trouvent répétitif et long. Nous sommes avec un autre personnage, elle nous parle très rarement au lieu d’avoir de vraies conversations entre elle et Henry. Ça aurait rendu ce second acte bien plus intéressant (c’est ça qui a fait le succès de The Last of Us avec Joel et Ellie). En plus, on aurait une expérience parallèle tout en étant différent avec cette seconde partie.

Silent Hill 4 est vraiment un des meilleurs jeux d’horreurs jamais écrits. Ces éléments sont très intéressants lorsqu’on se met à y réfléchir. Mais malgré cela, ça reste que cette incroyable intrigue est prisonnière dans un corps vidéoludique à la jouabilité loin d’être au top. Je peux comprendre le pourquoi qu’il n’a pas gagné l’attention de bien des joueurs, mais encore. Il est frustrant de savoir qu’un tel « polar » est maintenant dans l’ombre des jeux passés. On dit qu’Hollywood manque d’idées qui sont bonnes à adapter au grand écran ces temps-ci. Silent Hill 4 est un de ses exemples envers cet argument si vrai.
4/5
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