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 The Jungle (2013, Andrew Traucki)

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Mark Allan Poe
King des Zombies!
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MessageSujet: The Jungle (2013, Andrew Traucki)   Sam 27 Déc - 13:06


Après son segment sur The ABC's of Death, se nomment G is For Gravity, il était clair que le style réaliste et hyper dramatique de Andrew Traucki n'allait pas démordre! Bien que ce segment ne fait absolument pas l'unanimité, au moins le cinéaste restait fidèle à lui-même. Maintenant, près de trois ans après The Reef et une année après son segment, Traucki était fin prêt pour revenir au cinéma d'horreur animalier! Après le style intimiste et le first person view que serait la prochaine expérimentation de Traucki ? Le found-footage! En effet, avec son The Jungle, Traucki atteint un nouveau niveau de réalisme en retracent une équipe dans la jungle, caméra à l'épaule, qui vivent une expérience troublante!

The Jungle suit Larry Black, un homme ayant comme passion de vouloir conserver les espèces d'animaux rares! Nous découvrons son parcours lorsqu'il est appelé par son ami, Budi, qui lui annonce qu'en Indonésie le Javan Leopard a été aperçu! Préparent ces affaires avec son frère cinéaste, Ben, Larry et celui-ci iront en Indonésie capturé ladite bête. Une fois là-bas, nous découvrons au compte-goutte les découvertes de Larry et son équipe qui auront bien des surprises! En effet, il semble que le fameux Javan Leopard cause bien des problèmes à certains animaux. Lorsqu'ils l’apercevant enfin, il s'avère qu'un prédateur inconnu et dangereux guette Larry et son équipe!

Je dois l'avouer, mes attentes étaient démesurées envers The Jungle! Ayant grandement apprécié Black Water et eu un avis biaisé envers The Reef, ce troisième long-métrage semblait fait pour moi. Bien qu'on ne sent pas un investissement technique aussi persistant que les premiers films de Traucki ou son segment de The ABC's of Death, il serait difficile d'être négatif envers The Jungle. Tout d'abord, Andrew Traucki prouve avec ce long-métrage que sa maîtrise niveau réalisation est impeccable, tout comme son souci de réalisme qui est accentuer totalement ici. Jamais depuis The Blair Witch Project un long-métrage dans les bois n'aura paru aussi effrayant et surprenant!

La réussite de The Jungle est qu'il est très progressif et amène ces éléments au compte-goutte. Bien que cela va paraître des longueurs pour certains, le fait de voir pendant de longues minutes nos chercheurs qui sont dans les bois, qui font des découvertes avec du sang, des mains coupées et des carcasses d’animaux augmente la tension drastiquement! Peut-être ne se passe-t-il rien niveau scénario, mais toute l'attention est portée sur la réalisation qui, avec ces petits détails, donne aux spectateurs un sérieux doute sur le véritable danger qui guette les chercheurs! J'adore tout particulièrement la séquence où, out-of-nowhere, les personnages voyant des personnes étranges qui les regardent cachés par des branches... on ne sera jamais qui est-ce, mais c'est weird et effrayant.

Bien que les scènes de jour donnent cet effet intéressant, c'est lorsque la nuit tombe que The Jungle devient une véritable terreur! Fusil à la main et caméra dans l'autre, on découvre dans ces moments-là de longues minutes où nos héros, avec l'infrarouge, cherchent le bruit ou d'où provient le rugissement! À mon avis, puisque la menace n'est pas surnaturel, nous sommes sans cesse sur le qui-vive, se demandent où va apparaître la menace! La fameuse séquence où, face à la caméra, le fameux Javan Leopard offre un rugissement m'à quasiment fait sur-sauté. Bien que j'ai déjà vu certaines tactiques de terreur dans d'autres found-footage, il s'avère malgré tout que Traucki maîtrise lesdites séquences et offre une pelleté de moments anthologiques.

Autrement, comme dit plus haut, Andrew Traucki amène un style hyper réaliste... peut-être même plus que ces précédentes œuvres! Encore plus intimiste et au strict minimum, l'oeuvre ne contient pas réellement de montage, ne contient aucune musique et offre de l'horreur viscérale et sobre! Bien que la caméra est couper par moment, le tout est hyper naturel, tout comme les sons de criquets ou autres qui font office de musique! Par exemple, l'effet le plus intéressant demeure les carcasses d'animaux et les blessures mineures qui donnent un réalisme si bluffant qu'on cherche le trucage sans succès.

Bien que le but premier est d'offrir la sobriété et l'envie de mettre une omniprésence à sa bête sanguinaire, il faut offrir à The Jungle de faire un gros rattrapage avec son dernier 20 minutes! Celui-ci est probablement le plus effrayant de l'année et offre une grande panoplie de moments effrayants et de séquences absolument puissantes! Dès qu'on montre un des membres du groupe être sauvagement attaqué, The Jungle prend une tournure assez différente où les concessions ne sont plus de mises. Si on ajoute à ça l'excellente finale et la fameuse cabane, c'est du génie!

Puisque le long-métrage demeure assez sobre et dans sa plus simple expression, vous aurez deviner que la direction photo et la musique ne sont pas présents. Malgré tout, je peux offrir au moins une qualité technique, le montage offert par Christopher Mill et Matthew Walker est assez précis, réaliste et coupe aux bons endroits, au bon moment!

Bien que la distribution se compose de plusieurs acteurs, je trouve personnellement qu'ils sont tous transparents, sauf Rupert Reid (Larry). Celui-ci est très charismatique, hyper investi et avec un delivery comique très crédible. J'adore vers la fin comment il pète des coches envers les autres personnages.

Pour ce qui est des défauts, ce serait peut-être la légèreté de l'oeuvre qui lui donne faussement un style banal! Peut-être est-ce dû au surplace volontaire de Andrew Traucki pour mettre la tension progressive et lente, mais on sent très souvent une ambiance inexistante. Autrement, le sentiment de voir une oeuvre semblable à Paranormal Activity dans la structure demeure fréquent. Que ce soit les fameuses coupures dues à un personnage qui demande de couper la caméra, l'infrarouge de nuit ou les dates écrites chaque jour... on se sent trop en terrain connu!

Bien que pas parfait, The Jungle est définitivement un found-footage à découvrir! Son style intimiste, réaliste et sa manie à vouloir offrir une tension progressive lui valent un grande mérite. Bien que plus hermétique sur les cotes de réécoutes comparativement à Black Water ou The Reef, The Jungle demeure un long-métrage expérimental extrêmement puissant, effrayant et à l'authenticité charmante. Bien que pas du tout basé sur une histoire vraie, l'oeuvre de Andrew Traucki réussit pourtant à offrir plus de véracités que les longs-métrages actuels qui disent l'être! Si vous n'êtes pas trop difficile envers le found-footage ou le progressif, cette oeuvre sera un excellent cru.

Note : 4/5
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The Jungle (2013, Andrew Traucki)
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