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 Hideaway (1995, Brett Leonard)

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Mark Allan Poe
King des Zombies!


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MessageSujet: Hideaway (1995, Brett Leonard)   Sam 27 Déc - 13:15


Je ne le dirais jamais assez, j'adore la décennie des années 90 pour le cinéma d'horreur. Pour autant, il faut dire ce qu'il en n'est, cette décennie aura vu son nombre de films d'horreur constamment réduit et, par la même occasion, devenir une risée. Bien souvent, on dit que cette décennie fut la pire dans tout le cinéma d'horreur, bien que je vais défendre mon point pour dire qu'elle contient ces classiques, tout comme les autres décennies... des navets, il y en a! Si ce sont des navets que vous voulez, cette décennie en contient beaucoup, mais c'est surtout dans le registre des adaptations cinématographiques des romans de Dean Koontz que c'est juteux. Auteur aussi populaire qu'un Stephen King ou James Herbert, Dean Koontz aura vu des navets aussi minables que Phantoms ou Watchers adaptés de ces livres. J'ai bien peur par exemple que Hideaway ne soit pas très différent!

Hideaway se centre sur Hatch, un père de famille qui vit très bien avec sa femme, Lindsey, et leur fille, Regina. Se préparent à partir de leur chalet pour leur maison, Hatch et sa famille sont victimes d'un accident de la route et tombent dans une rivière. Par chance, Lindsey et Regina s'en sortent vivant... mais pas Hatch! En salle d'opération, le Dr.Jonas réussit de peine et de misère à faire revenir Hatch. Bien qu'au départ très bien et avec une joie de vivre contagieuse, Hatch tombera vite dans un état étrange où il a des visions et voit le point de vue d'un jeune tueur en série. Puisque les deux ont les mêmes pouvoirs et se connectent sans cesse, Hatch découvrira que ce serial killer en veut à sa jeune fille, Regina! Bien décider à la protégée, Hatch est prêt à affronter ce tueur en série du nom de Vassago.

Je crois que même si Dean Koontz est l'auteur adapté ici, ça n'aide en aucun cas Hideaway! Au départ une oeuvre avec des tendances religieuses subtiles dans ces premières minutes, le long-métrage de Brett Leonard devient vite un véritable bordel incessant où les musiques Heavy Metal, les séquences en CGI malaisantes et l'incompréhensible font légion. En effet, vous n'êtes pas fous, il s'agit simplement des cinq premières minutes du long-métrage que je viens de décrire! Après ça, Hideaway devient un fouillis incessant où les contradictions visuelles, les choix artistiques douteux et l'écriture bâclée sont à l'honneur.

Un peu comme un premier long-métrage étudiant, Hideaway possède la plus grande sincérité et les meilleures intentions du monde, mais toute cette bonne intention sort toute croche. La plus grande plaie de ce long-métrage demeure Brett Leonard qui donne un résultat pitoyable. Celui-ci à beau offrir ce qu'il peut, ces plans sont mal cadrés, les mouvements de caméras saccadés font légion et on sent à chaque moment une ambiance inexistante! Pour autant Gale Tattersall à la direction photo mérite autant d'insultes. Celui-ci offre des séquences tellement colorés qu'il est difficile de voir ce qui se passe à l'écran. La fameuse séquence où Vassago tente de séduire Regina dans un bar est indigeste et illisible!

De l'autre côté du ring vous avez les choix artistiques douteux qui rongent Hideaway jusqu'à l'os! Le fait qu'on caractérise la présence du méchant tueur avec de la musique Heavy Metal est probablement l'élément le plus ridicule! C'est pas compliquer, chaque fois que le tueur apparaît dans le décor, on insère une musique Heavy Metal pour marquer sa présence au fer rouge... est-ce que ça lui ajoute de l'attitude ou un côté bad-ass ? Je dirais que non de mon côté. Autrement, bien que la gimmick soit intéressante au départ, offrir le monde du paradis et de l'enfer se révèle un choix indigeste ici! Vous pensez que les Sharknado et les productions Syfy sont les pires à offrir du CGI risible ?!? Préparez le pepto bismol!

Par exemple, Hideaway se percute à un mur également à cause de sa gimmick scénaristique qui est mal utilisée et avec un côté technique aberrant. Le fait qu'on développe que Hatch est capable d'avoir une connexion avec Vassego est intéressant sur papier, mais l'exécution cinématographique est risible! Soit on allonge beaucoup trop ces séquences (la fameuse séquence de bar de 10 minutes!), soit on envoie ceux-ci que pour faire avancer l'histoire de façon douteuse! Par douteux, j'entend que le tueur est capable de rentrer dans l'esprit de Hatch, voir un témoin, l'adresse et le chemin... puis le tuer!

Par exemple, bien que pas du tout le pire moment de l'oeuvre, la finale est absolument mauvaise. Voulant probablement offrir une confrontation finale enlevante, les créateurs des effets spéciaux CGI offrent un combat entre le ciel et l'enfer qui est tout simplement un enculage de CGI inimaginable! Puis, la confrontation entre Hatch et Vassago est absolument molle et sans réelle intérêt, on sent souvent une expédition dans le traitement.

Dans tout ce charabia incongru, vous avez le scénariste Andrew Kevin Walker qui se débat comme un fou pour offrir un résultat adéquat! Walker à beau être dans mon top 3 de mes scénaristes préférés et avoir offert Brainscan, Seven, 8 mm, Sleepy Hollow et The Wolfman (2010), il offre également un résultat anarchique.

Pour les qualités, je dirais que la musique de Trevor Jones est excellente, touchante et donne un aspect dramatique intéressant, dans les moments voulus. Il est juste dommage que cette musique soit si discrète, au profit de musiques Heavy Metal indigestes! Autrement, les acteurs sont très bons, Jeff Goblum (les deux premiers Jurassic Park, The Fly (1986), Invasion of the Body Snatchers (1978) et Alicia Silverstone (Clueless, Batman & Robin) sont surtout ceux qui se démarquent. De l'autre côté du tableau, vous avez Jeremy Sisto qui est minable dans son rôle de métalleux tueur.

D'un autre côté, il faut avouer que toute les séquences entre Jeff Goblum et les deux actrices qui jouent sa femme et sa fille sont plutôt intéressantes et bien écrites. En fait, si Hideaway avait été un espèce de The Shining de Stanley Kubrick sur la folie croissante de Goblum... ça aurait été bien meilleur! Malheureusement, on rajoute à cela un tueur adolescent, des visions incompréhensibles, une enquête inutile et un combat entre le bien et le mal qui n'amènent qu'un côté minable!

Comme dit plus Hideaway à réellement les meilleures intentions du monde à première vue. Le problème, c'est qu'autour de cela il a un scénario broche-à-foin, une équipe technique incompétente et une gimmick gâchée par des choix artistiques douteux! Vous pouvez me croire, si vous pensez que les suites de Candyman, Child's Play ou n'importe quelle production 90's de Wes Craven étaient minables dans les années 90... voilà un bon candidat pour changer d'avis! Au final, Hideaway est une production alléchante grâce à ces acteurs et le nom de Dean Koontz inscrit sur la pochette... mais on ne juge jamais un livre par sa couverture, non ?

Note : 1/5
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Hideaway (1995, Brett Leonard)
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