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 Malphas (2011-2014, Patrick Senécal)

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Arthas_117
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MessageSujet: Malphas (2011-2014, Patrick Senécal)   Lun 18 Mai - 17:08


Malphas de Patrick Senécal est l’un des livres québécois les plus longs jamais écrit dans la nationalité de la province (env. 2000 pages de lecture). S’en est aussi le livre le plus gros de l’auteur et aussi jusqu’à maintenant l’un des plus divertissants qu’il ait jamais composés. Telle une saison complète de série télévisée, nous assistons alors à une autre pièce de l’univers provinciale « Senécaliene » qui honnêtement, vaut la peine d’être lue autant pour tout le plaisir qu’elle procure que les éléments inscrits dans les lignes écrites noires sur blancs.

Julien Sarkozy (Sarkozy comme le con français) se trouve un poste dans la ville recluse et oubliée de Saint-Trailouin. Une petite ville qui compte le cégep le plus secret, mystérieux et dangereux de toute la province au nom de Malphas. Mr. Sarkozy, homme divorcé et professeur de français vont alors à cette ville et découvrent alors que bien des événements étranges s’y produisent. Comme lorsqu’un élève disparait et réapparait plus tard déchiqueté dans le casier de sa petite amie. Un épisode de sa vie qu’il enquêtera et qui par après, le mènera sur une longue piste qui lui fera découvrir davantage sur cette école et tous ses secrets.

L’auteur a dit souvent que Malphas était un genre de « Virgine sur acide ». Dû à mon jeune âge, je n’Ai pas connu cette série télévisée, mais je comprends bien le principe du concept. Malphas M’a rappelé le pourquoi que Senécal est l’un des écrivains les plus lus au Québec. Ce n’est pas dû à son excellente maitrise des mots, à son sens des dialogues qui mène l’intrigue par eux-mêmes non non. C’est surtout, parce qu’il possède le rare talent d’artiste d’être divertissant. Si un créateur d’idée veut passer ses messages et son éducation a des personnes, le divertir est selon moi le meilleur pont pour l’enseigner. Y’a bien des termes que Malphas contient et sans vouloir arrêter de lire, on les apprend. Comme le nom d’autres auteurs seulement connus des professeurs de la langue de Molière. Ou encore lorsqu’on tient tant à déceler un mystère qui risque de nous couter la vie, un élément qu’on a juste une seule et unique fois.

Écrit à la première personne, nous sommes témoins de la vie d’un prof. Senécal qui l’a déjà été longtemps, nous montrent alors des éléments d’une telle profession. D’ailleurs, il y a bien des choses qu’on n’aurait pas suspecté qu’on est surpris de savoir. Mais ce qui donne vraiment la meilleure allure durant la lecture, c’est le ton simple et léger du narrateur (Julien) face à des événements si sombres et sérieux. Si tout avait été décrit avec l’altitude d’un pape, le divertissement n’aurait pas été au rendez-vous et la lecture n’aura pas valu la peine de prendre notre temps.

Par contre, je dois admettre que souvent (comme presque n’importe quel livre d’ailleurs) Malphas prenait vraiment son temps. D’une durée intégrale d’environ 2000 pages, on s’attend à lire des paragraphes de longueur. Il y en a beaucoup qui sont peuplés d’infos dont on aurait pu se passer. Par contre, au moins contrairement à bien des suites de films avec le mot « Revelation » dans leurs titres (Children of the Corn, Silent Hill, ect). Le dernier volet de Malphas nous explique tout sans nous laisser quelques ombres de frustrations (t’as compris Blair Witch deux !!!). D’ailleurs, je dois admettre que la grande finale est un véritable carnaval jouissif comparable à l’essence de Helldriver (ヘルドライバー). T’en veux de l’imprévisible, du gore, de la bagarre, un kaiju dans le ciel, de la sorcellerie pis du gros n’importe quoi? En v’là! Dans une lecture, je ne me suis pas autant amusé que depuis la lecture de la nouvelle graphique Bone de Jeff Smith (lauréat de 11 prix Harvey).

Malphas mérite sa popularité actuelle et son attention puisqu’elle est l’un des rares romans à donner autant de plaisir à lire qu’à en tirer intellectuellement profit. Contrairement à bien d’autres livres qui demandent aussi cher et qui sont d’une platitude intense. Si vous aimez le style de l’auteur, je vous recommande de prendre le coffret puisque sa lecture et relecture valent la peine. Bon sang, c’est même l’un des rares livres à donner autant de plaisir à lire à nouveau tellement y’a de détails dans l’intrigue. Croyez-moi, votre temps que ce livre vous prendra vaudra la peine.



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