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 Hellraiser, la saga (1987-2005)

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chatterer
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MessageSujet: Re: Hellraiser, la saga (1987-2005)   Lun 9 Mai - 7:59

Contrairement aux deux premiers opus où ma réévaluation c'est fait sans changement de note, ça risque de légèrement changer avec ce troisième film. Alors attention, j'aime beaucoup Hellraiser 3, dans les 4 films sortis en salle c'est pour moi le plus faible et le moins intéressant. Bon d'abord je vais revenir sur les points positifs : déjà la mise en scène est d'Anthony Hickox un réalisateur de sympathique série B mais qui est loin d'avoir une mauvaise mise en scène : elle est même très bonne pour ce film. Hellraiser 3 ressemble à un gros comics horrifique avec des doubles focales, des insert donnant des effets 3D (ce que le film n'est pas), des contre-plongé de partout. Bref la mise en scène va très loin et à la fin on se retrouve devant un comics Hellraiser mais en film (le plus ironique dans tout ça c'est qu'il fut adapté en comics ce film). Autre élément positif : ses thématiques : la lutte du bien contre le mal montré par la confrontation Elliott Spencer et Pinhead (Doug Bradley pour les deux), les cauchemars de Joey (Terry Farrell), ainsi que certaines scènes comme le massacre de la boîte de nuit, la poursuite dans la rue, la scène de l'Eglise,....
Mais qu'est-ce qui ne va pas : déjà les nouveaux personnages sont inintéressants. Ce qui est dommage car il y avait du potentiel pour les développer (on développe un peu le passé de Joey par ses cauchemars mais c'est tout). Le personnage de J.P. Monroe (Kevin Bernhardt) et celui de Terri (Paula Marshall) sont eux aussi légèrement développé par une phrase ou deux, mais c'est tout. Rajoutons aussi que les acteurs, sans être complètement mauvais (le pire arrive ne vous en faites pas), ne sont pas exceptionnels non plus. Seul Doug Bradley arrive a très bien s'en sortir. Il interprète à la fois le capitaine Elliot Spencer, de l'armée britannique (dont on n'avait su l'existence dès le film précédent) mais aussi Pinhead son double Cénobite. L'un est la représentation du bien, de l'humanité, l'autre en est la représentation du mal. Le personnage de Pinhead est ici plus important et devient le méchant principal (ce sera une très rare fois pour le noter). Mais le fait d'en faire le principal antagoniste pose un problème : dans les deux premiers films, Pinhead apparaissait peut ce qui laissé planer un certains mystère sur lui. Les véritables antagonistes étaient les humains (certes Channard et devenu Cénobite) mais les Cénobites étaient plus des anti-héros aux services de Leviathan et qui savait faire la différence entre quelqu'un qui ouvre la Boîte parce qu'on lui oblige et quelqu'un qui l'ouvre pour son désir personnel.
Passons maintenant à la musique : Randy Miller tente de continuer dans la voir de Christopher Young mais la qualité n'est plus. Les thèmes sont moins marquants (seuls ceux des deux premiers) et n'arrive pas à créer d'ambiance. En faite voilà le problème avec Hellraiser 3; c'est un film divertissent, avec une bonne mise en scène mais qui présente énormément de lacunes comme la musique peu inspiré, les personnages mal écrit, etc....
J'ai décidé tout comme pour les deux premiers films de parler de certaines de mes scènes préférés, car malgré ses défauts j'aime ce film :

Le massacre de la boîte de nuit :
L'une des scènes les plus sanglantes du film et un véritable travaille de mise en scène. J'adore l'arrivée de Pinhead, l'humour noir qui s'en dégage et l'aspect cartoonesque de la scène. On est certes loin de la poésie cauchemardesque des deux premier, mais le résultat est là et c'est une excellente chose. Bien entendu cette scène nous montre Pinhead très (trop) éloigné du Pinhead des originaux mais ça n'empêche pas la séquence d'être jouissive.

Good vs. Evil
Pinhead entre dans les rêves de Joey et nous assistons à un combat entre le Cénobite et son double positif Spencer. Il ne s'agit pas d'un combat à arme où à la main mais d'un combat mental entre le bien et le mal. Comment j'en avais parlé dans ma critique de Hellraiser 2 : Les Ecorchés, le combat du bien contre le mal est montré de manière à ce que le bien se retrouve prise au piège dans le mal et doit utiliser le mal pour pouvoir l'anéantir.
Et bien c'est la même chose. Afin de protéger Joey, Elliott se sacrifie en fusionnant son âme avec l'âme de son double et demande à la jeune femme de l'envoyer en Enfer.

L'Eglise : Scène la plus blasphématoire de la saga, on y voit Pinhead poursuivre Joey dans une Eglise et faire un remake version Enfer de la Cène. Une scène effrayante, accompagné d'une véritable ambiance. C'est peut être la meilleure scène du film et elle représente beaucoup le tournant que le film a pris : une tentative de respecter les deux premiers tout en partant dans une direction différente.

Bref, pour résumer : Hellraiser 3 est loin d'êtres le plus mauvais des Hellraiser, il est même excellent. Mais c'est un film qui souffre d'énorme lacune que ce soit dans le traitement de ses personnages, sa musique ainsi que sa direction trop comics. Agréable à regarder, il est celui qui me passione le moins des films sortis au cinéma de la saga. Je lui préfère Hellraiser 4 : Bloodline souvent beaucoup plus critiqué négativement (alors qu'il présente un scénario et des personnages plus intéressants et complexes).
A voir cependant car c'est un film qui reste un très bon divertissement horrifique.

7/10
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chatterer
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MessageSujet: Re: Hellraiser, la saga (1987-2005)   Lun 9 Mai - 8:07

Hellraiser : Bloodline, je crois que de tous les opus de la saga, celui là fait partie des plus haïs. Rejeté par ces créateurs, renié par Doug Bradley et Clive Barker. Il est aussi crédité à Alan Smithee : sa production fut chaotique avec changement de réalisateur, problèmes de montages, et affrontement d'égo entre un réalisateur voulant conservé ses idées et un producteur voulant faire du film un banal film d'horreur. A cause de ces problèmes le film qui en sort est incomplet, incohérent et pourtant....j'ai beaucoup aime. Je l'ai même préféré à Hellraiser 3. Hellraiser : Bloodline est à la base une histoire en trois parties racontant la destinée d'une famille responsable involontairement de la création d'une Boîte pouvant ouvrir les portes de l'Enfer. Dans le script d'origine ces trois parties devaient apparaître l'une après l'autre, mais la version cinéma nous montre les deux premières parties en tant que flashback.
En effet Hellraiser : Bloodline est considéré par ses détracteurs comme étant une absurdité à cause de sa partie dans l'Espace (la troisième) et certains surnomme le film "Pinhead in Space". Il s'agit d'une erreur car déjà Hellraiser : Bloodline ne se vend pas à la base comme un film à la Alien, mais se vend comme une fresque en trois actes dont un (le dernier) se passe dans le future et dans l'Espace. Bien entendu il y a ceux qui critique le fait qu'il y ait des flashback. Mais bon, la faute est aux producteurs de Dimension Film. Et pour couronner le tout, certains pensent que ce film n'est sortit qu'en vidéo. Il est en effet le seul film cinéma à ne pas paraître dans les coffrets des films cinéma (seul les 3 premiers y apparaissent). Bref un film rejeté par une majorité et souvent descendu par beaucoup (certains vont mêmes dire que les DTV sont mieux que celui-là).
Donc pourquoi est-ce que j'aime ce film : déjà son scénario est très intéressant, complexe et originale. Ensuite il présente une galerie de personnages bien plus intéressant que dans le 3 et enfin il s'agit d'une conclusion et d'un préquel qui reprend l'ambiance des deux premiers.
Contrairement à mes critiques des 3 premiers films, je vais parler de chaque partie une à une :

Paris 1784 : la partie dans le passé est sans aucun doute la meilleure, mais hélas la plus courte. Cette partie nous montre Phillip Lemarchant (Bruce Ramsay) un fabricant de jouet, créant la fameuse Boîte. La scène qui nous montre la fabrication de cet objet est magnifique : des inserts, une musique intime (composée par Daniel Licht qui nous livre une magnifique BO). La scène est superbement filmée et nous montre qui sera le véritable protagoniste (ou antagoniste) de ce film : la Boîte. Tout comme l'Anneau peut être vu comme l'antagoniste principal du Seigneur des Anneaux, la même chose peut être dit pour la Boîte. Le plus intéressant c'est que celui qui a créé cet objet, n'est pas une mauvais personne. Sérieusement, Lemarchant est le genre de bonhomme qui ne ferait pas de mal à une mouche. L'idée de le voir créer un objet de ce pouvoir est intéressant. Ce que j'adore dans cette partie c'est l'éclairage : quand le duc de l'Isle (Mickey Cottrell) fait venir dans notre monde Angélique (Valentina Vargas) il y a des jeux de lumières qui donne un côté effrayant et fantastique à la fois. On retrouve l'aspect des 2 premiers dans cette suite. Le seul reproche que je peux faire, c'est sa courte durée. Toute cette partie est trop courte alors qu'elle aurait pu être mieux développé. Encore une fois, la faute aux producteurs qui ont coupé certaines séquences (sans doute pour faire apparaître Pinhead plus rapidement). Ainsi on peut dire adieu à une scène où Angélique propose à des joueurs de cartes de découvrir certains mystères de la Boîte. On peut dire adieu aux Clown Cenobites (les joueurs devenus des Cénobites après la scène précédemment citée) ainsi qu'au climax prévu et bien plus infernale. Certaines scènes ont d'ailleurs été tournée. La partie dans le passé est un moment magnifique, effrayant et mystérieux. Un moment dont on pourrait en faire un film indépendant.

New York, 1996 : la partie présent est pour moi la moins passionnante : la raison est qu'elle se situe entre une partie préquel et une partie conclusion. Il faut donc montrer un descendant qui aurait tenté de faire avancer le projet de son ancêtre pour détruire les démons mais qui ne serait pas arriver à bout. John Merchant (Bruce Ramsay) est un architecte qui a construit une décoration dans un immeuble. Cette décoration ressemble étrangement à la Boîte, même si lui n'en a pas conscience....Sauf dans ses rêves. Tout comme dans Hellraiser 3, Hellraiser : Bloodline utilise le rêve dans son intrigue : les descendants de Lemarchant font des rêves similaires et sont donc liés à un destin dont ils doivent en mettre un terme. La partie présente n'est pas mauvais, elle est très bonne, mais on sent qu'elle sert plus à remplir le film et faire le lien avec le troisième opus. Sinon j'adore le personnage d'Angélique, Pinhead est tout aussi charismatique et il comprend une transformation de deux jumeaux en Cénobite siamois (Siamese Twins). De plus on a la thématique du bien passant par le mal pour le détruire. Phillip a créé la Boîte et l'a offert à un magicien qui l'a utilisé pour faire venir les démons. Ici, John créé une arme dissimulé sous une forme similaire pour anéantir ces démons. Le projet Merchant est un peu comme un cheval de Troie : de l'extérieur ça à l'air d'être rien, voir même un lieu culte (ou une arme) pour les Cénobites, mais en réalité c'est une arme contre eux.
Dommage que la scène où Pinhead est pris dans les lumières fut raccourcie car elle permettait de comprendre mieux la rivalité entre Pinhead et Angélique (dans le script tous deux ont une vision différente de l'Enfer).

2127 dans la station de Minos : j'adore ce passage. Pour moi les Cénobites vont très bien dans cet ensemble. Franchement je me suis même amusé à faire un montage photo dans lequel j'y incluais les Borgs (dans Stark Trek) et les Etrangers (dans Dark City) accompagnant les Cénobites Pinhead, Angelique, Chatter Beast et Siamese Twins. Bref après ce petit délire personnel, retournons au film. Nous suivons ici Paul Merchant qui a enfin trouvé le moyen de mener à bout son projet : une station spatiale qui se refermera en un piège pour les Cénobites.
La mort de Pinhead est d'ailleurs épique avec ces explosions, le vaisseau qui prend la forme de la Boîte et qui explose.

Et j'adore le "Welcome to Oblivion" de Merchant à la fin (le "Amen" de Pinhead). Alors oui, le film à cause de son budget peut parfois avoir prix un coup de vieux, mais il dégage un véritable charme qu'il ne retrouvera plus part la suite. Malgré ses défauts, malgré son rejet par ses géniteurs, Hellraiser : Bloodline ne mérite pas tout cette haine. Hellraiser c'est comme une famille de 9 enfants et dont l'un serait différent des autres (malade, à une malformation) et serait de par sa différence rejeté par sa famille. Et bien Hellraiser : Bloodline c'est la même chose. C'est une oeuvre qui aurait pu être épique mais qui fut massacré durant sa production et qui continu à être rejeté comme un malheureux par ces créateurs et certains fans de la saga. Mais ce qu'il en reste est loin d'être honteux et mérite d'être réhabilité.
C'est donc fini pour la saga au cinéma. Heureusement Hellraiser : Inferno est excellent (pour un DTV), mais j'en parlerais dans ma critique. du film.

9/10
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Gregg
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MessageSujet: Re: Hellraiser, la saga (1987-2005)   Mar 17 Mai - 18:40

chatterer a écrit:
Hellraiser : Bloodline est une oeuvre qui aurait pu être épique mais qui fut massacré durant sa production et qui continu à être rejeté comme un malheureux par ces créateurs et certains fans de la saga. Mais ce qu'il en reste est loin d'être honteux et mérite d'être réhabilité.


L'ayant revu récemment, j'ai bien du mal à aller dans ton sens et je dirais même que le traitement réservé au film est justifié! Les personnages n'ont aucune profondeur et les interprètes sont peu crédibles, les dialogues sont minables, les décors (surtout pour la partie se déroulant dans l'espace) font peine à voir et c'est jusqu'à la réalisation qui est fade! Il est vrai toutefois que dans ce chaos réside un scénario explicatif permettant de faire de ce Bloodline une pièce essentielle de la saga Hellraiser. En effet, si la transformation du capitaine Elliott Spencer en Pinhead est expliquée dans le volet précédent, ce quatrième film remonte, lui, aux origines du cube de Lemarchant, fabriqué au XVIII siècle et offert au peu respectable Duc de l'Isle, pour prendre fin en 2127 dans l'explosion de la station spatiale de Minos qui verra la mort du leader des Cénobites. Autant préquel que conclusion, le film développe donc une histoire intéressante, mais les défauts nuisent hélas beaucoup trop à l'ensemble pour en faire une oeuvre acceptable!
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chatterer
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MessageSujet: Re: Hellraiser, la saga (1987-2005)   Jeu 19 Mai - 16:21

Pour reprendre tes propos, Gregg, faut savoir que Hellraiser : Bloodline est un film qui à la base (et je dis bien à la base) à un scénario vraiment excellent. Le scénario d'origine était bien plus complexe que le résultat final. Le problème c'est que les multiples réécritures, le changement de réalisateur, les tensions avec les producteurs ont éloigné le film de ce qu'il aurait du être. De plus il a été tourné avec un budget de 4 millions de dollars (c'est peu pour ce genre de scénario), ce qui se ressent à l'écran (la partie dans l'espace). D'ailleurs il existe la version workprint qui est plus proche de la vision qu'avait Kevin Yagher et qui comprend quelques passages supprimés notamment des scènes ce déroulant dans le passé. Tu parles un moment des personnages qui n'ont aucune profondeur, encore une fois il s'agit de la faute de la production, puis qu’à la base Angélique était un personnage bien plus intéressant qui devait avoir une confrontation avec Pinhead, car tous deux ont des visions de l'enfer différentes Il y a d'ailleurs des scènes de dialogues qui ont été coupé et qui mettaient plus en avant cette idée que les producteurs ont rejeté (il y a d'ailleurs des incohérences parfois à cause des coupes). Donc finalement Hellraiser : Bloodline était bien partie à l'origine pour être une conclusion épique mais à cause de sa production chaotique il est devenu le rejeté de la saga. Je pense que je ne serais pas contre une reboot du scénario de Hellraiser : Bloodline avec un plus gros budget, sans problèmes de production et un meilleur réalisateur qui ne se laissera pas faire.
D'ailleurs pour la petite anecdote : Stuart Gordon et Guillermo del Toro furent pressentis à l'origine pour réaliser le film, mais tous deux ont refusé.
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