AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Les films de la Hammer

Aller en bas 
AuteurMessage
Pazuzu
Fraîchement mort!
avatar

Nombre de messages : 240
Date d'inscription : 27/06/2017

MessageSujet: Les films de la Hammer   Sam 23 Sep - 11:16

Cinéphile et fan du cinéma fantastique comme je suis, j'aimerais vous parler de la Hammer. Il me plairait beaucoup de connaître l'avis des autres à propos de cette firme qui a tant marqué l'histoire du cinéma d'horreur :

Pour ceux qui ne connaissent pas, un petit résumé s'impose :
La Hammer est une société de production britannique fondée en 1934, mais qui n'a vraiment fait parler d'elle qu'à partir des années 50 par ses films d'épouvantes.

La première expérience du studio dans le domaine de l'horreur demeure Le Monstre (1955) de Val Guest. le succès de ce mélange d'horreur et de science-fiction incite les producteurs à poursuivre dans la voie de l'horreur.

En 1957 sort Frankenstein s'est échappé, adaptation du roman de Mary Shelley et premier film en couleur du studio. La production réunit deux acteurs qui ne tarderont pas à devenir des icônes de la firme : Peter Cushing et Christopher Lee. C'est un triomphe (le film aurait surpassé le Pont de la Rivière Kwaï au box-office). La Hammer décide de revisiter les classiques d'épouvante d'Universal (Dracula, la Momie, le Loup garou, le Fantôme de l'opéra). Un véritable âge d'or débute avec des films comme le Cauchemar de Dracula (1958), la Revanche de Frankenstein (1958), la Malédiction des Pharaons (1959), Le Chien des Baskervilles (1959)… Tous ces films sont l'oeuvre de Terence Fisher, probablement le cinéaste le plus prolifique et le plus talentueux du studio.

La période des années 60 est encore bonne pour la Hammer. Comme films notables, on peut citer les Maîtresses de Dracula (1960), la Nuit du Loup-Garou (1961), le Fantôme de l'Opéra (1963), le Baiser du Vampire (1963). Le studio se met à exploiter d'autres genres comme le film d'aventure (la Déesse de Feu, la Déesse des Sables), le péplum (la Reine des Vikings), le drame historique (Raspoutine le moine fou) ou encore la préhistoire (Un million d'année avant J.C, Quand les dinosaures dominaient le monde). Des sagas continuent de s'allonger (Dracula, Frankenstein, la Momie).

Mais vers la fin des années 60, s'amorce le déclin du studio. Face à la présence de films fantastiques, plus ancrés dans le contemporain réel et dont le succès et la qualité la prend au dépourvu comme Rosemary's Baby (1968), la Nuit des Morts-Vivants (1968) ou encore l'Exorciste (1973), la Hammer se met à exploiter, sans vraiment les renouveler, les thèmes gothiques qui firent sa gloire dix ans plus tôt. En plus de suites souvent médiocres faites sur ses personnages phares (Dracula), elle tente de faire concurrence à ses rivaux en rendant plus explicite la violence et l'érotisme dans ses films, sans pour autant renouer avec le succès de ses précédentes oeuvres. Toutefois, il subsiste des films plutôt estimables comme le Retour de Frankenstein (1969), le Cirque des Vampires (1972) ou les Sévices des Dracula (1971).

En détresse financière, la Hammer se tourne vers la coproduction internationale mais pour réaliser des films peu intéressants qui connaîtront l'échec commercial. En 1974, Terence Fisher signe son dernier film ainsi que l'ultime chef-d'oeuvre "hammerien" : Frankenstein et le monstre de l'Enfer.
En perte de vitesse, la Hammer entre en sommeil après la sortie de son dernier film fantastique, Une fille pour le diable (1976), tentative ratée de sa part de surfer sur le succès de l'Exorciste et de Rosemary's Baby.

Mais après plus de 30 ans d'hibernation, la Hammer a droit à sa résurrection en produisant le film de vampires Laisse-moi entrer (2010). Puis vient la Dame en noir (2012), les Âmes Silencieuses (2014) et de nouveaux projets. Même si elle n'est plus au sommet de sa gloire et bien qu'elle soit relativement oubliée par les nouvelles générations de fans de film d'horreur, il semble que la Hammer n'ait pas fini de faire parler d'elle…


Les films de la Hammer peuvent nous paraître désuets de nos jours, sauf pour les nostalgiques et les cinéphiles. Mais il est intéressant de voir comment ces derniers arrivaient à faire peur autrefois sans surenchérir sur les effets spéciaux. Il faut le reconnaître, en plus d'avoir signé d'incontestables chefs-d'oeuvre, la Hammer a eu une influence capitale dans le domaine de l'horreur et du fantastique, inspirant des cinéastes de grande réputation tels que Tim Burton ou John Carpenter. En même temps, il ne faut plus vraiment considérer ces films aujourd'hui comme des oeuvres destiné à nous faire peur, mais des films destiné à nous divertir, nous enveloppant dans la bonne vieille magie du cinéma d'antan.
En France, La Hammer a aussi permis de développer une cinéphilie pour le fantastique, genre avec lequel les français n'étaient absolument familiarisés. Ainsi, dans les années 50, la majeure partie du public ne connaissait pas le personnage de Dracula et le thème du film de vampires était encore assez flou dans la mémoire collective.
Personnellement, j'aime énormément le charme rétro des films de la Hammer. Ils possèdent également une espèce de magie et un esthétisme qu'on ne retrouve plus dans les films d'épouvante actuels. Je suis également un fan du cinéma fantastico-gothique, ce qui fait que je possède un grand nombre de films Hammer chez moi et que je continue de regarder avec grand plaisir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Les films de la Hammer
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Horreur Web :: CINÉMA :: Sous-genres horrifiques-
Sauter vers: