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 Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK

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Mort Vivant!!!
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MessageSujet: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 21 Jan - 4:39



S'il est bien un cinéaste disparu qu'il est inutile de présenter, c'est bien Alfred Hitchcock. Né en 1899, mort en 1980, le gros bonhomme au cigare présente plus de 70 films à son actif sans compter le nombre d'épisodes qu'il produisit pour son Alfred Hitchcock Présente. Ce topic sera l'occasion de revenir sur la carrière de ce Monsieur du cinéma, de découvrir et re-découvrir des chefs-d'oeuvre méconnus, des métrages mineurs, et autres productions signées Hitchcock que ce 21e siècle doit absolument connaître.

Pour commencer, voici une courte biographie et ses filmographies TV et Cinéma :



"Après des études d'ingénieur, Alfred Hitchcock entre à la compagnie des télégraphes Hanley. En 1920, il intègre la compagnie Famous Players Lasky (filiale de la Paramount à Londres) où il s'occupe des sous-titres pour les films muets. Cette expérience lui permet de se familiariser avec tous les métiers du cinéma. En 1922, il fait une première tentative de réalisation avec Number thirteen qu'il ne terminera jamais. Avec Le Jardin du plaisir (1925), il signe son véritable premier film. Son style et ses thèmes de prédilection pointent avec The Lodger (1926) et Chantage (1929). Son apogée en Angleterre est marquée par des films tels que L'Homme qui en savait trop (1934), Les Trente-Neuf Marches (1935), Agent secret - Quatre de l'espionnage (1936) et Une femme disparaît (1938).

À la veille de la guerre, il a déjà une solide réputation. David O. Selznick invite Hitchcock à Hollywood où il finira par se fixer. Le premier film de sa période américaine, Rebecca (1940), est un triomphe. A la différence de nombreux cinéastes, il tente avant tout de séduire, manipuler et surprendre le public. Il aime jouer avec ce dernier pour qu'il fasse partie intégrante de l'action de ses longs. Il devient le maître du suspense adulé par le public ainsi que par la critique alors qu'il ne prétend qu'au divertissement.

Malgré les apparences, son cinéma cultive une certaine forme d'intellectualité comme La Corde (1948), un film de réflexion sur le mal qui s'appuie sur la philosophie nietzschéenne. Ce film plus expérimental par ses thèmes et le peu de succès qu'il rencontra à l'époque le poussèrent à retourner au thriller plus conventionnel comme L'Inconnu du nord-express (1951), Le Crime était presque parfait (1954), et Fenetre sur cour (1954). En 1956, il fait le "remake" de L'Homme qui en savait trop, version quelque peu éloignée de l'original.

Les années 50 marquent une période prolifique où il réalise des chefs d'oeuvres tels que Sueurs froides (1958), La Mort aux trousses (1959), Psychose (1960) et enfin Les Oiseaux (1963). Le succès d'Hitchcock a été aussi du au choix de ses acteurs, James Stewart, Cary Grant, Grace Kelly qui ont su porter de façon monumental ses films. Autre facteur déterminant, le compositeur Bernard Herrmann qui crée la musique de tous ses films à partir de 1957, compositions en parfaite harmonie avec les ambiances recherchées par Hitchcock.

La seconde moitié des années 60 est marquée par des films comme Pas de printemps pour Marnie (1964) et Le Rideau dechire (1966). En 1972, il tourne Frenzy, son premier "thriller" britannique après plus de 30 ans aux Etats-Unis. Complot de famille (1976) est sa dernière oeuvre. Avec 54 films à son actif, Hitchcock s'est imposé comme le maître incontestable du suspense et de l'angoisse sur grand écran.
"



Filmographie (Cinéma) :

Acteur
Le Fantôme d'Henri Langlois (2005), lui-même
Psychose (1960), L'homme au chapeau de cowboy
La Mort aux trousses (1959)
Sueurs froides (1958), Passant dans une rue du port
Le Faux Coupable (1957), le narrateur
Mais qui a tué Harry ? (1956)
Fenêtre sur cour (1955)
La Main au collet (1955), L'homme assis à côté de John Robie dans le bus
Le Crime était presque parfait (1954)
Les Amants du capricorne (1950), L'homme au bal du gouverneur
Le Grand Alibi (1950), Un homme dans la rue
Rebecca (1947), l'homme à côté de la cabine téléphonique
Le Proces Paradine (1947), un homme portant une valise
La Maison du Docteur Edwardes (1945), l'homme sortant de l'ascenseur
Lifeboat (1943), l'homme en photo dans le journal
L'Ombre d'un doute (1943), L'homme dans le train jouant aux cartes
Soupçons (1941), L'homme qui poste une lettre
L'Eventreur (1926), Un inconnu, dans la scène d'arrestation


Réalisateur
Complot de famille (1976)
Frenzy (1972)
L'Étau (1969)
Le Rideau déchiré (1966)
Pas de printemps pour Marnie (1964)
Les Oiseaux (1963)
The Horse Player (1961)
Psychose (1960)
La Mort aux trousses (1959)
Poison (1959)
Sueurs froides (1958)
Le Plongeon (1958)
Le Faux Coupable (1957)
Pris au piege (1957)
Mais qui a tué Harry ? (1956)
Le Secret de M. Blanchard (1956)
L'Homme qui en savait trop (1956)
Fenêtre sur cour (1955)
La Main au collet (1955)
Le Crime était presque parfait (1954)
La Loi du silence (1952)
L'Inconnu du Nord-Express (1951)
Les Amants du capricorne (1950)
Le Grand Alibi (1950)
La Cinquième colonne (1949)
La Corde (1948)
Rebecca (1947)
Le Proces Paradine (1947)
Les Enchaînés (1946)
La Maison du Docteur Edwardes (1945)
The Memory of the Camps (1945)
Aventure malgache (1944)
Bon Voyage (1944)
Lifeboat (1943)
L'Ombre d'un doute (1943)
Soupçons (1941)
Joies matrimoniales (1941) Ce film est projeté dans 1 salle(s)
Correspondant 17 (1940)
L'Auberge de la Jamaique (1939)
Une femme disparaît (1938)
Jeune et Innocent (1937)
Quatre de l'espionnage (1936)
Agent secret (1936)
Les Trente-Neuf Marches (1935)
Le Chant du Danube (1934)
L'Homme qui en savait trop (1934)
A l'est de Shanghai (1932)
Numero 17 (1932)
The Skin Game (1931)
Elstree Calling (1930)
Meurtre (1930)
Junon et le paon (1930)
Mary (1930)
Chantage (1929)
The Manxman (1929)
Champagne (1928)
Laquelle des trois? (1928)
Downhill (1927)
Le Masque de cuir (1927)
Le passé ne meurt pas (1927)
L'Éventreur (1926)
Le Jardin du plaisir (1925)
The Blackguard (1925)
C'est lui ?



Filmographie (TV) :

Acteur
Les Contes de la Crypte (1994) - Saison 6 épisode : 15 lui-même (images d'archives)
Alfred Hitchcock Présente (1961) - Saison 7 Lui-même
Alfred Hitchcock Présente (1960) - Saison 6 Lui-même
Alfred Hitchcock Présente (1959) - Saison 5 Lui-même
Alfred Hitchcock Présente (1958) - Saison 4 Lui-même
Alfred Hitchcock Présente (1957) - Saison 3 Lui-même
Alfred Hitchcock Présente (1956) - Saison 2 Lui-même
Alfred Hitchcock Présente (1955) - Saison 1 Lui-même


Réalisateur
Alfred Hitchcock Présente (1961) - Saison 7 épisode : 2
Alfred Hitchcock Présente (1960) - Saison 6 épisode : 1, 22
Alfred Hitchcock Présente (1959) - Saison 5 épisode : 1, 2
Alfred Hitchcock Présente (1958) - Saison 4 épisode : 1, 29
Alfred Hitchcock Présente (1957) - Saison 3 épisode : 3, 28, 35
Alfred Hitchcock Présente (1956) - Saison 2 épisode : 1, 13, 28
Alfred Hitchcock Présente (1955) - Saison 1 épisode : 1, 7, 10, 23


(Source biographie, filmographies : www.allocine.fr)

Et vous, que pensez-vous d'Alfred Hitchcock ? Quels films avez-vous vu de lui ? Quels sont vos préférés ? Quels sont ceux que vous détestez ?
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 21 Jan - 4:39

Junon & Le Paon (Juno & The Paycock) – 1930


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Alfred Hitchcock & Alma Reville
D’après la pièce de Sean O’Casey
Avec Sara Allgood, Edward Chapman, Sidney Morgan, Marie O’Neill, John Laurie, Dennis Wyndham, John Longden, Kathleen O’Regan

Synopsis :

Junon, une mère de famille irlandaise, accumule les catastrophes : sa fille tombe enceinte puis est abandonnée. Le meilleur ami de son fils Johnny s’est fait fusiller par des nationalistes irlandais. Son mari est un vieux grincheux et rancunier. Junon se demande peu à peu si Dieu ne l’a pas abandonnée…




13e film du maître Alfred Hitchcock, Junon & Le Paon alterne entre comédie gentillette et drame touchant. L’histoire n’est pas exceptionnelle, n’étant au final qu’une transposition de la pièce de Sean O’Casey, mais ceci n’enlève rien au charme du métrage. Les acteurs font montre d’un jeu très théâtral, ce qui donne d’autant plus de charme à Junon & Le Paon. Les personnages sont à la fois drôles et émouvants, du vieux grincheux à Junon – mère accablée par le destin -, en passant par Johnny – le jeune militant – dont le faciès et le mystère convainquent d’entrée de jeu. Du côté de la réalisation, Alfred Hitchcock fait preuve d’un talent discret, manquant quelque peu de professionnalisme, mais se faisant joliment la main. On pourra cependant reprocher à Junon & Le Paon de lésiner gravement sur la musique, ne servant ici que d’introduction et de conclusion. Cette absence se ressent parfois lors des longues séquences d’échanges de paroles, et s’ajoute au peu d’action que confère l’œuvre de Hitchcock. Mis à part cela, Junon & Le Paon est un film très intéressant, souvent méconnu mais qui permet pourtant de découvrir Hitchcock à ses débuts.




Note : 14.5/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 21 Jan - 4:40


Meurtre (Murder !) – 1930


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Alma Reville
D’après l’œuvre de Clemence Dane & Helen Simpson (Enter Sir John)
Musique de John Reynders
Avec Herbert Marshall, Nora Baring, Phyllis Konstam, Edward Chapman, Donald Calthrop, Esme Percy, Miles Mander

Synopsis :

Diana, une jeune comédienne, est accusée du meurtre de l’une de ses amies actrices. Grand homme de théâtre, Sir John se met à la recherche du coupable afin de disculper la jeune femme.






En l’espace d’un film (Junon & Le Paon), la réalisation de Hitchcock gagne en professionnalisme. Plans parfaitement symétriques, mise en scène maîtrisée à la perfection, jolis jeux de lumière, Hitchcock saura éblouir tout cinéphile averti. Meurtre pose les bases du polar. Nous entraînant dans l’enquête de Sir John pour disculper son amie actrice, certaines scènes – bien que relativement longues – n’ont pas vieilli d’un poil et parviennent à captiver le spectateur malgré leur âge avancé. Tout particulièrement la scène des jurés, composée d’échanges de paroles fort intéressants et aucunement ennuyeux. Cela dit, la dernière partie du métrage est, quant à elle, assez ennuyeuse. Sir John cherche à démontrer la culpabilité d’un autre acteur, et doit pour cela le coincer dans ses dires et ses actes. Quoiqu’il en soit, Hitchcock nous offre un final légendaire, magnifiquement filmé et correctement mis en scène. Si Hitchcock lésinait sur la musique dans Junon & Le Paon, il se rattrape haut la main dans Meurtre. Grâce aux thèmes de John Reynders, Meurtre dégage une puissance appréciable, décuplant ainsi l’impact de certaines scènes. Les acteurs sont dans l’ensemble assez convaincants, notamment Nora Baring dans le rôle de l’actrice accusée de meurtre. Herbert Marshall adopte un jeu un peu trop théâtral à mon goût mais ne nuit aucunement au film de Hitchcock. En revanche, Phyllis Konstam excelle dans la peau de l’acteur coupable et pourchassé par ses démons internes.




Bien supérieur à son prédécesseur, Meurtre révèle au grand jour les talents cachés d’Alfred Hitchcock. Meurtre conviendra parfaitement aux fans de polar et ceux qui le sont un peu moins. Un grand classique signé Hitchcock.


Quand Alfred Hitchcock fait son cameo...

Note : 15/20
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WiLLyBoy
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 21 Jan - 15:51

De lui, j'ai seulement vu Psycho, qui est un pur chef d'oeuvre. 5/5

J'ai aussi Young & Innocent et The 39 Steps en DVD mais je n'ai pas encore pris le temps de les écouter.
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Lun 22 Jan - 2:21

Je regarderais ces deux-là prochainement, tu pourras donc connaître mon avis dessus.


The Skin Game (1931)


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Alfred Hitchcock & Alma Reville
Avec Edmund Gwenn, Phyllis Konstam, John Longden, Frank Lawton, Jill Edmond, Helen Haye, Edward Chapman

Synopsis :

Un industriel avide de pouvoir veut installer ses usines dans un magnifique coin de campagne. Un propriétaire terrien fait tout pour s’y opposer. Pour protéger l‘environnement et défendre des valeurs séculaires, il est prêt à utiliser les moyens les plus odieux.




Alfred Hitchcock a beau mettre tout son talent dans la première demi-heure, The Skin Game est une œuvre soporifique dans l’ensemble. Hormis Phyllis Konstam et Helen Haye, le reste du casting verse beaucoup trop dans le théâtral. Il ne se passe pas grand-chose au final. À coups de manigances et d’entourloupes venant de tous les fronts, The Skin Game suscite un certain intérêt tout de même dans cette façon qu’ont les gens d’embrouiller leur prochain. En dehors de cet aspect, Hitchcock aurait pu se passer d’une telle entreprise. Tout le film se compose uniquement de parlottes, de bla-bla, de dialogues incessants, intéressants dans la première partie mais lassants par la suite. La musique reste correcte, c’est déjà ça, mais n’arrive pas à compenser les lacunes de l’histoire. Idem pour la réalisation de Monsieur Hitchcock, éblouissante dans les 30 premières minutes puis banale dans les 50 autres, à croire que feu Alfred s’est absenté du tournage durant cette période. The Skin Game est donc à découvrir par curiosité pour les amateurs d’Alfred Hitchcock mais elle s’avère dispensable en tous points.






Note : 11/20
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GRmax
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Lun 22 Jan - 14:54

Pour ma part, je commence tout juste à connaître la filmographie de ce réalisateur. Ses techniques pour instaurer un suspense sont brillantes. Un grand réalisateur.

Psycho : 5/5
The Man Who Knew Too Much (1956) : 3/5
Vertigo : 3.5/5
Rear Window : 4/5
Strangers on a Train : 3/5


Dernière édition par le Mer 7 Fév - 20:28, édité 1 fois
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NicoMyers
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Mar 23 Jan - 9:00

Perso, je suis accro ! J'ai une trentaine de dvd et de vhs du maître. Mes préférés étant 1. PSYCHOSE 2. LES OISEAUX 3. LA MORT AUX TROUSSES 4. SUEURS FROIDES 5. L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP
J'aime beaucoup Fenêtre sur cour, La Main au collet, L'Inconnu du Nord Express, L'ombre d'un doute, etc.
Je ne me lasse jamais de ses chef d'oeuvres...
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:42


À l’Est de Shanghai (Rich & Strange) – 1932


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Alma Reville & Val Valentine
D’après un sujet de Dale Collins
Avec Henry Kendall, Joan Barry, Betty Amann, Percy Marmont, Elsie Randolph

Synopsis :

Un homme et une femme partent en croisière à l’autre bout du monde. Au cours du voyage, ils s’éloignent l’un de l’autre, mais le naufrage du navire les rapprochera.




Aussi connu sous le nom de East of Shanghai, À l’Est de Shanghai est une comédie fort sympathique jonglant entre les querelles amoureuses, l’adultère, et le quotidien d’un couple bourgeois coincé. Hitchcock nous montre une fois de plus ses talents de metteur en scène, dirigeant les acteurs comme personne, et nous offrant une scène de naufrage surprenante. Les acteurs s’accaparent magnifiquement leur rôle, laissant volontiers le jeu théâtral de l’époque de côté. L’histoire est parsemée de gags, de retournements de situation, et d’un humour bienvenu. Cela dit, le 2e tiers du film s’essouffle quelque peu. En effet, on se lasse vite de ces jeux amoureux dans lesquels mari et femme sont tiraillés entre le désir de rester ensemble et celui d’aller voir ailleurs. Heureusement, le dernier temps du métrage, celui du naufrage, remonte considérablement la pente, et laisse à nouveau place à des situations vraiment très drôles telles que le moment où des Asiatiques donnent à manger au couple et que ce dernier se rend compte qu’il est en train de manger le chat qu’il caressait peu de temps avant… Des moments cultes à savourer sans modération. À l’Est de Shanghai s’impose comme une comédie indémodable malgré son rythme lent et une deuxième partie relativement ennuyeuse.




Note : 15/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:43


Le Chant du Danube (Waltzes from Vienna) – 1933


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Alma Reville & Guy Bolton
D’après la pièce de Guy Bolton
Musique tirée des compositions de Johan Strauss père et fils
Avec Jessie Matthews, Edmond Knight, Edmund Gwenn, Frank Vosper, Fay Compton

Synopsis :
Au temps des valses de Vienne, Johann Strauss Jr. veut prouver à son père qu’il est lui aussi un grand musicien. Il compose le Beau Danube Bleu, mais se demande comment faire découvrir cette œuvre au public.





Aussi connu sous le nom de Strauss’ Great Waltz, Le Chant du Danube est la seule comédie musicale réalisée par Alfred Hitchcock. Par comédie musicale, n’entendez pas les chansons et danses incessantes de nos jours, mais une comédie faisant de la musique une place centrale. Le Chant du Danube place donc les compositions du jeune Johann Strauss au centre de la scène, bien décidé à montrer ses talents de compositeurs à son père. Les situations cocasses et osées s’enchaînent à un rythme rapide sur un fond de Beau Danube Bleu dont la magnificence n’a pas encore tari. Les acteurs sont splendides, tout particulièrement Edmond Knight se fondant littéralement dans la peau de Johann Strauss fils. Jeu hors-pair qui amène Hitchcock à nous exposer une scène mythique : celle où Johann Strauss cherche l’air de sa composition dans les mouvements des pâtissiers. Une scène unique en son genre, et très drôle qui plus est. Le Chant du Danube est l’occasion pour Hitchcock de nous prouver une fois de plus qu’il peut s’adapter à tout genre cinématographique. La mise en scène est – comme d’habitude - des plus remarquables. Film devenu très rare, Le Chant du Danube s’avère être une comédie fort divertissante et n’ayant pas vieilli d’un poil. À ne manquer sous aucun prétexte !




Note : 15.5/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:43


Agent Secret (Sabotage) – 1936


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Charles Bennett
D’après le roman de Joseph Conrad (The Secret Agent)
Avec Sylvia Sidney, Oscar Homolka, Desmond Tester, John Loder

Synopsis :

M. Verloc utilise ses activités de directeur d’une salle de cinéma comme couverture à ses actes terroristes. Surveillé par la police, il se sert du jeune frère de sa femme pour poser une bombe.




Si Alfred Hitchcock s’arrange pour faire monter la tension dans la fameuse scène de la bombe, Sabotage[i/] – titre original idiotement traduit en Agent Secret ?! – se veut un polar mou du genou. Intrigant certes, mais manquant scrupuleusement d’action pour être captivant. Les acteurs font montre d’un jeu approximatif. [i]Sylvia Sidney présente en effet un jeu incertain, allant du très correct au très moyen. Idem pour Oscar Homolka quoique sa performance dans la peau de M. Verloc – personnage froid, égoïste et abject – soit des plus honorables. La musique n’est, elle non-plus, pas exceptionnelle bien qu’elle participe à la montée de stress lors de la scène de la bombe. Pour son 22e métrage, Hitchcock semble peu s’investir dans la réalisation, se contentant d’un résultat très conventionnel, ou juste saupoudré d’une once d’originalité. L’histoire ne captive donc pas des masses, sans doute parce que l’action ne se déroule que dans très peu d’endroits (la salle de cinéma, la ville, l’appartement de Verloc) et que les retournements demeurent minoritaires. Quoiqu’il en soit, Sabotage[i/] se suit sans grande difficulté. Mais, il ne faudrait pas se leurrer, son grand âge se fait durement sentir tant par la prestation limite des acteurs que par le rythme affreusement lent du film.




[i]Note : 14/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:44


Jeune & Innocent (Young & Innocent) – 1937


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Charles Bennett & Alma Reville
D’après le roman de Josephine Tey (A Shilling For Candles)
Avec Derrick de Marney, Nova Pilbeam, Percy Marmont, Edward Rigby, Mary Clare, Basil Radford, John Longden

Synopsis :

Un homme est accusé d’avoir tué une femme. Il parvient à échapper à la police. Aidé par Erica, la fille du commissaire chargé de l’enquête, il entreprend de démasquer le véritable coupable.






Voguant entre le polar intelligent et la comédie, Jeune & Innocent fait partie des œuvres les plus intéressantes de Sir Alfred Hitchcock. Bien que le polar ne soit pas ma tasse de thé, Hitchcock et les scénaristes parviennent à égayer notre intérêt. Certains passages se veulent très drôles, grandement aidés par les répliques cinglantes de l’actrice Nova Pilbeam et le jeu déluré des acteurs secondaires (la scène du bistrot en est le plus bel exemple). Bien que peu nombreuses, les scènes d’action s’avèrent plutôt osées pour l’époque, notamment le moment où la voiture coupe la route à un train – si rare dans les années 30. Point faible du métrage : son histoire. Si le script se suit sans difficulté, l’originalité n’est pas nécessairement au rendez-vous. Et le développement demeure tout de même assez lent, prenant des chemins longuets pour faire avancer l’histoire. Mais Hitchcock sait récompenser ses spectateurs, ce grâce à une scène finale parfaitement maîtrisée. En effet, Hitchcock nous offre un travelling de génie, longeant le balcon d’une première pièce pour arriver dans une deuxième avant de zoomer sur les yeux de l’assassin situé à l’autre bout de la pièce. Un travail de maître, en somme, qui excuse amplement la lenteur du scénario. Jeune & Innocent nous permet donc de découvrir ou re-découvrir les talents d’Alfred Hitchcock pour mettre en scène des situations comiques au beau milieu d’un polar, et sur fond de film d’amour. Une œuvre essentielle.






Note : 15/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:45


Correspondant 17 (Foreign Correspondent) – 1940


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Charles Bennett & Joan Harrison
Musique d’Alfred Newman
Avec Joel McCrea, Laraine Day, Herbert Marshall, George Sanders

Synopsis :

1939. Les rumeurs de guerre se font de plus en plus inquiétantes. C’est dans ce climat tendu et suite à un assassinat que Johnny Jones, reporter américain, débarque en Europe pour son journal. Alors qu’il tente de rentrer en contact avec un certain diplomate hollandais Van Meer, Jones fait la connaissance de Caroll, une Anglaise dont le père se prétend membre d’une organisation pacifique. Mais partout les nazis et leurs espions rôdent… Van Meer, kidnappé, livrera-t-il son secret ? Et le père de Caroll est-il vraiment ce qu’il prétend ?





Réalisé en 1940, Correspondant 17 est probablement le premier film sur la Seconde Guerre Mondiale. L’histoire n’est pas sensationnelle – on y retrouve les clichés de l’époque, à savoir l’histoire d’amour sous-jacente avec le héros et se belle, et le développement privilégie la parole plutôt que l’action. On dénote également nombre d’incohérences au moment du crash de l’avion, et qui accusent le poids des années. Cela dit, cette scène s’avère bien foutue par son réalisme prenant. Et Hitchcock nous a concoctés un final mémorable, à la fois surprenant et engagé pour l’époque – lançant un appel à l’aide de l’Angleterre aux Etats-Unis… Malheureusement, les acteurs ne sont pas formidables. La prestation de Joel McCrea reste honorable. En revanche, celle de Larraine Day laisse à désirer car beaucoup trop théâtrale, à la limite du pathétique. Mais force est de reconnaître que la performance des acteurs n’est pas aidée par les personnages qu’ils campent et qui peuvent se résumer à de gros clichés ne suscitant que peu d’intérêt. Hitchcock, quant à lui, nous délivre une très belle réalisation, mettant le paquet sur le réalisme (scène du crash), la mise en scène de qui pro quo et de situations comiques, les jeux de lumière, les scènes d’action en avance sur leur temps… L’accompagnement musical se veut convaincant et en parfait accord avec le film – ce qui est déjà pas mal !




Correspondant 17 mérite donc qu’on y prête attention. Pas spécialement pour la réalisation du maître Alfred Hitchcock, mais surtout pour son engagement, son appel au secours précoce fait aux Etats-Unis. Un documentaire historique de la part d’Alfred Hitchcock, ça vous tente ?


Reconnaissez-vous ce passant bien en chair ? Laughing

Note : 15.5/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:46


Rebecca (1940)


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Robert E. Sherwood & Joan Harrison
D’après le roman de Daphné du Maurier
Avec Laurence Olivier, Joan Fontaine, Judith Anderson, George Sanders, Nigel Bruce, C. Aubrey Smith, Reginald Denny, Leo G. Carroll

Synopsis :

Pendant ses vacances sur la Riviera, le ténébreux M. de Winter s’éprend d’une jeune femme. Il la demande en mariage mais l’ombre de sa première épouse plane sur le bonheur du nouveau couple. Feu Rebecca de Winter semble errer tel un fantôme dans ses lieux et les souvenirs de chacun.




Malgré un concept de base attrayant – à savoir comment le fantôme d’une femme peut se ressentir dans les lieux et les personnes qu’elle fréquentait -, le scénario se révèle terriblement creux. Il faut attendre une heure de film avant que l’histoire ne débute vraiment. Par ailleurs, même à partir de ce point, le métrage part dans des longueurs considérables et inutiles. Du coup, on s’ennuie. Et l’on ne peut s’empêcher de piquer du nez par moments. Pour son premier long-métrage américain, Alfred Hitchcock ne semble donc pas très impliqué dans son œuvre. Seuls quelques jeux de lumière subsistent, et la scène finale nous rappelle fièrement quel grand réalisateur était Hitchcock. Malheureusement, cela ne suffit guère à faire passer les 2h10 du film. Les acteurs y sont probablement pour quelque chose aussi. Joan Fontaine et Laurence Olivier font montre de performances variant entre le modeste et le pitoyable. Par son faciès et son dur personnage, Judith Anderson parvient à sauver le navire. Mais c’est bien insuffisant pour faire de Rebecca une œuvre passionnante. Rebecca s’affiche donc comme une grande déception. Hitchcock avait la matière pour faire un chef-d’œuvre mais, par ses longueurs éhontées et son casting douteux, le résultat ennuie plus qu’il ne captive. Sans parler de la musique qui soit exagère les émotions des personnages soit apparaît carrément en décalage avec les scènes. Un conseil : prenez des stéroïdes ou passez votre chemin.




Note : 10/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:47


Joies Matrimoniales (Mr & Mrs. Smith) – 1941


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Norman Krasna
Avec Carole Lombard, Robert Montgomery, Gene Raymond, Jack Carson, Philip Merivale, Lucile Watson

Synopsis :

Un homme et une femme apprennent que leur mariage est annulé en raison d’un vice de forme. Voilà l’ex-mari obligé de refaire la cour à son ex-femme qui en profite pour le faire tourner en bourrique.




Avant de devenir un célèbre couple d’agents secrets, Mr & Mrs. Smith n’étaient rien d’autre que l’un des couples les plus déjantés du cinéma. Plus connu en France sous le titre Joies Matrimoniales, ce film d’Alfred Hitchcock est une sympathique comédie de mœurs. Si le résultat a vieilli dans sa forme, le fond n’a rien perdu de son impact. Chaque couple est susceptible de se retrouver dans les manigances, les attitudes perfides, la jalousie dont font montre les héros de l’histoire. Le mari est un être hypocondriaque, imbu de sa personne, et possessif au plus haut point. La femme est une peau de vache, manipulatrice, et odieuse. Et chaque parti se complaît à jouer des tours à l’autre. Le développement de l’histoire est typique des comédies de mœurs de l’époque, il ne se passe donc pas grand-chose, mais le fil conducteur s’avère attrayant. Et le couple Smith est aussi abject qu’attachant. Pour son 28e film, Hitchcock demeure relativement discret, misant beaucoup plus sur la mise en scène que sur la réalisation en elle-même. Côté acteurs, on reste pleinement satisfait. Aucun ne figure de jeu théâtral ou excessif, chacun sait tenir son rôle. Carole Lombard et Robert Montgomery font preuve d’une excellente prestation dans la peau de Mr & Mrs. Smith, personnages à la fois répugnants et terriblement humains. Joies Matrimoniales ne se découvre donc pas comme une œuvre couillue d’Alfred Hitchcock mais plus comme une comédie de mœurs indémodable et ayant à peine vieilli.





Tiens, tiens ! Mais qui est ce passant ?

Note : 15.5/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:51

La Maison du Docteur Edwardes (Spellbound) - 1945 : 18/20
> http://horreur-web.forumactif.com/CINEMA-c2/Films-d-horreur-f1/-p38210.htm#38210



Le Procès Paradine (The Paradine Case) – 1947


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par David O. Selznick
D’après le roman de Robert Hitchens
Avec Gregory Peck, Alida Valli, Charles Laughton, Ethel Barrymore, Louis Jourdan, Ann Todd

Synopsis :

Madame Paradine est accusée d’avoir empoisonné son mari, un colonel riche et aveugle. Peu à peu, son avocat tombe amoureux d’elle. Pour la disculper, il n’hésite pas à accuser son valet, André Latour, dont les relations avec Madame Paradine sont encore floues.





Le Procès Paradine est probablement l’une des œuvres les moins intéressantes d’Alfred Hitchcock. Composé d’une première partie longuette et manquant scrupuleusement d’action, et d’une seconde partie – tout aussi plate - se centrant sur le procès de Madame Paradine, ce 37e Hitchcock se veut mou du genou et relativement décevant. Non pas que l’histoire de départ soit prometteuse, mais l’implication du sieur Hitchcock n’est pas très marquée. On ne relève dans Le Procès Paradine que quelques jeux d’ombre et de lumière bien menés. Le reste du métrage est d’une platitude exponentielle ! Et que dire des acteurs ? Gregory Peck – si prometteur dans La Maison du Docteur Edwardes – surjoue en permanence. Alida Valli fait preuve d’un jeu déjà plus respectable mais au demeurant imparfait. Heureusement, la musique sauve le film du navire, ce grâce à des thèmes grandioses et puissants. Cela dit, ces thèmes admirables semblent parfois en désaccord avec le métrage lui-même, confrontant des thèmes énergiques à une histoire profondément plate.




Au final, Le Procès Paradine s’avère être une grande déception, un ratage au sein de la filmographie d’Alfred Hitchcock. Restent des jeux de lumière bien foutus et une musique sublime. En dehors de cela, autant passer son chemin. Quitte à regarder un procès, mieux vaut se repasser L'Exorcisme d'Emily Rose, Philadelphia, ou un bon vieux Ally McBeal !


Mais qui est cet homme ventripotent à droite ?

Note : 8.5/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 11 Fév - 5:54

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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 4 Mar - 12:07


Pas de Printemps pour Marnie (Marnie) – 1964


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Jay Presson Allen
D’après le roman de Winston Graham
Avec ‘Tippi’ Hedren, Sean Connery, Diane Baker, Martin Gabel

Synopsis :

Étrange femme que cette Marnie : cleptomane, mythomane, et sujette à de violentes crises d’angoisse. Mais qui est-elle vraiment ? Pour le savoir, Mark ira jusqu’à explorer les profondeurs les plus intimes de son âme. Il y trouvera un terrible secret.




Dans la même lignée que La Maison du Docteur Edwardes (Spellbound), Hitchcock réalise en 1964 Marnie – connu en France sous l’appellation insensée Pas de Printemps pour Marnie. En effet, Marnie et La Maison du Docteur Edwardes ont beaucoup de points en commun. Dans les deux cas, le protagoniste usurpe l’identité de quelqu’un d’autre, fait l’objet de crises d’angoisse induites par un élément extérieur (les lignes et la couleur blanche chez J.B., le tonnerre et la couleur rouge chez Marnie), parvient à mettre à nu des souvenirs refoulés par le biais d’un proche. Ce qui fait que, par ses ressemblances avec La Maison du Docteur Edwardes, Marnie demeure très intéressant mais s’avère inutilement répétitif. On a l’impression d’assister à un avatar du film de 1945, mais en moins approfondi et plus longuet, peut-être. Quoiqu’il en soit, d’un point de vue esthétique, Hitchcock s’en sort haut la main. Même s’il ne nous convie pas au monde onirique de son personnage principal, Hitchcock délivre une réalisation soignée, notamment via des mouvements de caméra bien pensés et maîtrisés ainsi qu’une mise en scène irréprochable.



Du côté des acteurs, on pouvait craindre le pire. Sachant que le rôle principal revenait à Tippi Hedren, la blonde dont le jeu était déplorable dans Les Oiseaux. Mais, ô miracle ! Hedren semble avoir saisi la catastrophe de son jeu et nous en met ici plein la vue. Sa prestation est remarquable, particulièrement lorsque Marnie se laisse aller à ses pulsions cleptomaniaques ou régresse à l’âge infantile pour nous faire part de son traumatisme. Prestation tout bonnement bluffante à laquelle Sean Connery fait brillamment écho. S’il est un acteur qu’on ne présente plus, Marnie est l’occasion de re-découvrir quel bel acteur il était dans ses jeunes années.
La musique s’avère tout aussi convaincante bien qu’elle s’embourbe parfois dans des mélodies romantico-sentimentales pompeuses et désuettes. C’est en même temps tout le charme des films de cette époque…



Marnie plaira donc aux fans de La Maison du Docteur Edwardes. Bien que Marnie n’arrive pas à la cheville de ce dernier et plombe parfois le rythme par des scènes longues et peu utiles.


Perdu dans les couloirs...?

Note : 16/20



Le Rideau Déchiré (Torn Curtain) – 1966


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Brian Moore
Musique de John Addison
Avec Paul Newman, Julie Andrews, Lila Kedrova, Hansjoerg Felmy, Ludwig Donath, Wolfgang Kieling

Synopsis :

Alors que la Guerre Froide fait rage entre les États-Unis et l’URSS, le professeur américain Michael Armstrong s’expatrie à Berlin pour aider l’Allemagne à concevoir des bombes atomiques. Sans le savoir, sa secrétaire et fiancée l’a suivi jusqu’à Berlin et se trouve prise dans l’engrenage. Seulement, la jeune femme ignore tout des réelles motivations de son fiancé.




Dans le climat tendu de la Guerre Froide, Alfred Hitchcock sort Le Rideau Déchiré. Tandis que les films de l’époque s’acharnent à éveiller le patriotisme de chaque Américain, étalent amplement leur propagande, ou rappellent que le danger vient de l’espace, Hitchcock, lui, mise sur un film d’espionnage intelligent, dénué de tout patriotisme, et bougrement bien ficelé. En plus d’une histoire captivante, Le Rideau Déchiré bénéficie d’une réalisation implacable. On décèle en effet de nombreux travellings et autres mouvements de caméra originaux et maîtrisés à la perfection. À cela s’ajoute une photographie soignée et une mise en scène irréprochable. Le beau et talentueux Paul Newman tient ici une performance exemplaire, s’appropriant parfaitement son rôle d’espion. Idem pour Ludwig Donath dans la peau de ce professeur allemand un peu timbré. Julie Andrews est déjà moins en phase avec son personnage bien qu’elle délivre une prestation respectable.



À noter l’excellente musique de John Addison. Grâce au génie d’Alfred Hitchcock et de John Addison, certaines scènes font considérablement monter la tension jusqu’à plonger le spectateur dans un certain malaise tant leur retentissement sur les nerfs est important. Par ailleurs, Hitchcock tourne ici la scène de bagarre la plus pitoyable qui soit. En effet, le combat entre Paul Newman et Wolfgang Kieling s’avère pour le moins désuet et pathétique. Mais bon, ça fait rire et c’est déjà ça.



Largement supérieur, plus intelligent, plus intéressant, et mieux construit que n’importe quel métrage sorti durant la Guerre Froide, Le Rideau Déchiré est une petite perle dans la filmo du sieur Alfred Hitchcock. Un film d’espionnage à la limite du polar, du film noir et du thriller. À ne surtout pas manquer !


Deux beaux bébés pour le prix d'un !

Note : 17/20




L’Étau (Topaz) – 1969


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Samuel Taylor
Musique de Maurice Jarre
Avec Frederick Stafford, Danny Robin, John Vernon, Karin Dor, Michel Piccoli, Philippe Noiret, Claude Jade, Michel Subor, John Forsythe

Synopsis :

1962. Alors que les Russes installent des missiles sur le territoire cubain, le KGB infiltre les plus hautes sphères politique de l’État français. Comment désamorcer la crise ? Qui sont les taupes ? Seul contre tous, mais aidé par la CIA, un agent secret français se livre à une enquête difficile où même l’amour et l’amitié ont un double visage.




Sans doute le premier métrage à traiter de la Baie des Cochons, L’Étau est aussi le seul et unique film franco-américain d’Alfred Hitchcock. Dans ce polar, Hitchcock nous transporte de Washington à Paris en passant par Cuba. Loin d’être inintéressant, L’Étau souffre d’un problème de rythme, laissent bien souvent la place à la parlotte plutôt qu’à l’action. Résultat, on s’ennuie un peu en dépit d’une histoire ne manquant pas de piment ni de rebondissements. Hitchcock tourne la majeure partie de son métrage en Français, c’est là la particularité principale de L’Étau. Ce qui ne l’empêche pas de nous convier à des travellings et des plans magnifiquement travaillés. Le casting franco-américain ne saurait faire de l’ombre à la qualité du film. Frederick Stafford se glisse aisément dans la peau de cet agent secret français prêt à tout pour mener à bien sa mission. On retrouve aussi Philippe Noiret qui, à notre grand regret, n’apparaît que trop tardivement et pas suffisamment. Idem pour Michel Piccoli. La bande-son de Maurice Jarre a peut-être tendance à en faire beaucoup trop. Mettant le paquet sur les compositions grandiloquentes et puissantes au lieu de s’atteler à des mélodies simples, efficaces, plus en accord avec la mise en scène d’Alfred Hitchcock. Au bout du compte, le résultat est satisfaisant, intrigant, bien ficelé, et l’histoire en avance sur son temps. Mais Hitchcock est également capable de beaucoup mieux.




Bonjour Monsieur Hitchcock, un autographe ?

Note : 15/20



Complot de Famille (Family Plot) – 1976


Réalisé par Alfred Hitchcock
Écrit par Ernest Lehman
D’après le roman de Victor Canning (The Rainbird Pattern)
Musique de John Williams
Avec Karen Black, Bruce Dern, Barbara Harris, William Devane, Ed Lauter

Synopsis :

Deux couples jouent au chat et à la souris. Une fausse voyante et un acteur au chômage – reconverti en chauffeur de taxi – enquêtent sur un bijoutier kidnappant des personnalités importantes avec sa fiancée.



Pour son ultime long-métrage – 4 ans avant sa disparition -, Alfred Hitchcock réalise l’une des meilleures comédies policières que le Cinéma ait connue. Complot de Famille nous fait partager le parcours de 2 couples se cherchant mutuellement mais pour des raisons qui leur sont propres. Ce qui amène à des quiproquos et des face-à-face mortels. Le tout ponctué par un florilège de situations comiques, touchantes, toujours aussi drôles. Bien sûr, Complot de Famille n’aurait pas été aussi brillant sans l’aide de ces 4 acteurs géniaux que sont Bruce Dern, Barbara Harris, Karen Black et William Devane. Mention spéciale pour la charmante Barbara Harris, faisant montre d’une performance exemplaire et dont le clin d’œil final restera à jamais gravé dans l’histoire du Cinéma. Notons la présence au casting d’Ed Lauter en garagiste malintentionné. Si son nom ne vous dit pas grand-chose, c’est normal. Il n’est à vrai dire pas très connu mais on pourra le retrouver 17 ans plus tard dans un épisode de la saison 1 d’X-Files intitulé Le Diable du New Jersey où il tenait le rôle d’un…SDF tout crasseux et un peu simplet.




Outre le fait qu’Alfred Hitchcock signe ici son tout dernier métrage, Complot de Famille marque aussi sa rencontre avec le compositeur John Williams. Connu pour avoir réalisé les bandes-son de chaque film de Steven Spielberg, John Williams ne déroge pas à la règle en délivrant de sublimes compositions musicales, à la fois mélodieuses et intenses, douces et entraînantes. Ces thèmes surpuissants nous démontrent une fois de plus le talent précoce de Mister Williams. De son côté, Mister Hitchcock s’implique considérablement et ingénieusement dans la réalisation de Complot de Famille. Et ce, à base de prises de vue osées, parfaitement maîtrisées (la scène du cimetière en est le plus bel exemple), et de séquences novatrices telles que le passage où la voiture du couple dévale une pente de montagne parce que ses freins ont été trafiqués, esquivant de justesse les autres automobilistes. Le résultat est foutrement réaliste et saisissant.



Ainsi s’achève la carrière d’Alfred Hitchcock. Et l’on peut dire qu’elle s’achève en beauté avec cette comédie indémodable qu’est Complot de Famille. L’humour est au rendez-vous, le génie du metteur en scène également. À découvrir et savourer obligatoirement !


L'ombre d'un géant...

Note : 17.5/20
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 4 Mar - 12:25

Les Oiseaux se mérite un 14/20, le film est pas trop mal!

Pour ce qui est de Psycho, c'est un bon vieux culte, à voir encore et encore! 19/20!

Pour ce qui est des autres métrages, ils font défaut à ma culture...
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Dim 4 Mar - 13:26

Black-Rainbow a écrit:
Les Oiseaux se mérite un 14/20, le film est pas trop mal!

Pour ce qui est de Psycho, c'est un bon vieux culte, à voir encore et encore! 19/20!

Pour ce qui est des autres métrages, ils font défaut à ma culture...

Les deux derniers logs-métrages de Hitchcock sont à voir : Frenzy et Complot de Famille sont vraiment excellents.
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Mer 3 Aoû - 23:29

The White Shadow, un film perdu d'Hitchcock, vient d'être mis au jour en Nouvelle-Zélande. Il date de 1924.

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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Jeu 4 Aoû - 16:27

Black-Rainbow a écrit:
The White Shadow, un film perdu d'Hitchcock, vient d'être mis au jour en Nouvelle-Zélande. Il date de 1924.
Que veux-tu dire par film perdu? scratch
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Jeu 4 Aoû - 17:10

Sean Kane a écrit:
Black-Rainbow a écrit:
The White Shadow, un film perdu d'Hitchcock, vient d'être mis au jour en Nouvelle-Zélande. Il date de 1924.
Que veux-tu dire par film perdu? scratch

Personne ne savait qu'il existait.

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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Sam 6 Aoû - 12:46

Black-Rainbow a écrit:
Sean Kane a écrit:
Black-Rainbow a écrit:
The White Shadow, un film perdu d'Hitchcock, vient d'être mis au jour en Nouvelle-Zélande. Il date de 1924.
Que veux-tu dire par film perdu? scratch

Personne ne savait qu'il existait.
Ok, en effet je ne connais pas cette oeuvre.
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Jeu 16 Aoû - 21:28

S'il semblait un peu bourru, Hitchcock n'en avait pas moins un sacré sens de l'humour. Un journaliste de Paris Match raconte que lors d'une session photo matinale sur la plage de Cannes en 1963, le cinéaste lui dit qu'il marchait sur l'eau! Hitchcok s'enfonça alors dans la mer en costard/cravate pour ressortir trempé de la tête aux pieds en s'exclamant: "Aujourd'hui, ça ne marche pas!"
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MessageSujet: Re: Parlons un peu de...Alfred HITCHCOCK   Jeu 16 Aoû - 23:27

Gregg a écrit:
S'il semblait un peu bourru, Hitchcock n'en avait pas moins un sacré sens de l'humour. Un journaliste de Paris Match raconte que lors d'une session photo matinale sur la plage de Cannes en 1963, le cinéaste lui dit qu'il marchait sur l'eau! Hitchcok s'enfonça alors dans la mer en costard/cravate pour ressortir trempé de la tête aux pieds en s'exclamant: "Aujourd'hui, ça ne marche pas!"

Hitchcock ça ? Je ne le voyais pas comme ça, il avait toujours l'air si sérieux.
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