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 Dracula 3-D (2012,Dario Argento)

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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Sam 21 Sep - 18:55

mannfan a écrit:
Il sort sur 100 copies apparemment.
c'est honnête pour un film d'Argento en France!
je me rappel avoir vu au cinema le sang des innocents en 2002, il y avait du avoir a tout casser 60 copies pour le pays!!
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Jérémie
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Sam 21 Sep - 20:48

mannfan a écrit:
Il sort sur 100 copies apparemment.
Quand même !

D'ailleurs le dernier film d'Argento a être sorti en France au ciné était le plutôt bon Sang des Innocents, en 2001 il me semble...
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Gregg
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D de Dario Argento   Dim 22 Sep - 2:26

juge-rico a écrit:
mannfan a écrit:
Il sort sur 100 copies apparemment.
c'est honnête pour un film d'Argento en France!
Je crois que c'est de l'ordre de 500 à 800 copies pour un blockbuster, alors on peut dire que Dracula est plutôt bien distribué, d'autant qu'une simple sortie en vidéo fut longtemps évoquée.
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mannfan
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Lun 23 Sep - 3:48

juge-rico a écrit:
mannfan a écrit:
Il sort sur 100 copies apparemment.
c'est honnête pour un film d'Argento en France!
je me rappel avoir vu au cinema le sang des innocents en 2002, il y avait du avoir a tout casser 60 copies pour le pays!!
50 copies je crois, pour "le fantôme d l'opéra" en 1999 c'était 80 copies.
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NécroMick
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Mer 2 Oct - 4:45

est-ce qu'il va sortir au quebec?


Et il est si pire que sa, j'espères au moin qu'il est meilleur que Twilight.... Ya tout de meme la sublime Asia et l'acteur Rutger Hauer
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mannfan
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Dim 3 Nov - 5:09

Nouvelles interviews d'Argento à propos de DRACULA disponibles sur:

http://darioargentofr.blogspot.com/
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NécroMick
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Dim 10 Nov - 6:23

J'ignores si c'est deux poster on été poster mais je les aime bien et l'autre non... L'un représente se que j'aurais voulu, mes attentes envers se film et l'autre c'est se que je crois que le film sera a vous de trouvez lequel Smile je crois que c'est évident



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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Sam 11 Jan - 16:01

Ce fameux naufrage de Dario Argento sortira sur Blu-Ray et Blu-Ray 3-D (sur un disque!) dès le 28 Janvier 2014 : http://bloody-disgusting.com/news/3271889/dario-argentos-dracula-to-bite-into-home-video/


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JackieBoy
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Dim 6 Avr - 9:18

Dracula 3D de Dario Argento - 3,5/5

Je l’ai trouvé pas trop mal, cette version de Dracula réalisé par Dario Argento. Certes, il y a plusieurs défauts, comme une histoire qui ne captive pas toujours, des effets visuels assez affreux dans certaines scènes, un jeu d’acteurs assez moyen pour la plupart des acteurs et une transition entre certaines scènes vraiment mauvaise. Mais, le film est quand même intéressant sur certains points. Marta Gastini, en Mina eRutger Hauer, en Van Helsing, joue bien leur rôle. Il y a plusieurs scènes assez violentes, dont le carnage à la réunion des villageois. La musique de Claudio Simonetti m’a beaucoup plu. La photographie est vraiment sympa, très année 70. Les décors de l’Italie sont très beaux. Et, quelle belle plastique, qu’a l’actrice Miriam Giovanelli. Concernant le 3D, il n’est pas vraiment utile.
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DieSydney
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Dim 28 Déc - 20:16

Dracula 3D (ce titre ...) est le plus mauvais film de Dario Argento. Tout est grotesque, mal fait et ennuyeux. L'histoire est chiante au possible, on s'ennuie ferme pendant tout le long métrage et elle est accompagnée d'effets spéciaux ridicule qui ne serait pas passé même en 90. Quand Argento a recours à un ordinateur pour trois gouttes de sang sur un bras, c'est que la fin est arrivée mes amis.
Au milieu de tout ce mauvais, il y a des décors mignons, qui font nostalgiquement pensé à des films de Rollin, voir, parfois, de la Hammer. Je pense surtout à ce grand châteaux en pierre qui fait très Vincent Price mais c'est gâché avec des spotlight partout, des cadrages douteux et des acteurs mauvais qui se trimballent dans les couloirs sans savoir quoi y faire. Qu'on ne fasse plus recours à Asia Argento ! Cette fille ne sait pas jouer ! Elle est surement celle qui se foire le plus et, paradoxalement, la seule qui a l'air d'y croire.

Ca fait beaucoup de peine, Dario étant un de mes cinéastes favoris, j'ai eu le droit à 1h50 d'adieux déchirants.

Au revoir grand monsieur.
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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Dim 28 Déc - 20:20


Dario Argento, en voilà un nom qui résonne à mes oreilles avec joie! Même s'il est loin d'un cinéaste parfait, Argento demeure l'un des plus talentueux avec son style visuel hyper léché et coloré, sa maîtrise parfaite du sous-genre du giallo et ces scénarios hyper inventifs. Que ce soit Deep Red, Suspiria, Tenebre, Phenomena, Opera, Trauma ou l'illustre Inferno... je reste un admirateur fidèle! En fait, même ces longs-métrages détestés par les critiques me paraissent d'excellentes alternatives dans mon quotidien de fans de films d'horreur. Oui, je le concède, je suis un fan de Argento! Pour autant, son dernier né, Dracula 3-D, avait le don de me faire douter. Avec les attentes les plus basses au monde, j'ai découvert le navet/nanar que tout le monde acclame internationalement comme tel!

Avec Dracula 3-D, Dario Argento tente d'offrir "sa" version du mythique ouvrage de Bram Stoker. Celle-ci débute avec Jonathan Harker, un jeune homme qui se rend en Transylvanie pour aller voir le conte Dracula, un homme célèbre dans le pays. Découvrant vite plusieurs phénomènes étranges, Jonathan sera confronté au vampire! Quelques jours plus tard, nous suivons la femme de Jonathan, Mina, qui arrive en Transylvanie pour rejoindre Jonathan, mais également revoir sa meilleur amie d'enfance, Lucy. Peu de temps après, Mina se fait dire que Jonathan l'attend dans le château du conte Dracula. Par exemple, des choses étranges arrivent et, venu de nul part (littéralement!!!), le Dr.Abraham Van Helsing sera fin prêt pour l'affrontement final contre Dracula!

Même en sachant tous les avis les plus acerbes à son sujet et avec des attentes plus basses que le froid du Pôle Nord, Dracula 3-D est venu comme une claque dure à encaissé même pour un éléphant! Tel un navet sorti tout droit d'un TV Movie distribué par VVS, Dracula 3-D est un bloc de glace placide, antipathique et aux effets techniques pitoyables. D'avance, difficile de prendre au sérieux le contenu puisque Dracula 3-D à le bénéfice (je suis sarcastique) d'avoir des effets visuels ratés, des effets spéciaux exécrables et vise à être un somnifère acerbe. Même si vous êtes un fan du livre de Bram Stoker ou des centaines d'adaptations offertes depuis des lustres... Dracula 3-D ne sera pas une partie de plaisirs!

J'ai peine à croire ça, mais même sous la tutelle du visionnaire poétique qu'est Dario Argento, Dracula 3-D est une expérience assez euthanasique. Par exemple, si Dario Argento a le bénéfice d'offrir un produit acceptable d'habitude, il livre ici une réalisation monotone, aux plans mal cadrés et au visuel ordinaire et dégeulasse à la fois. Pourquoi dégeulasse ? Parce que Dracula 3-D, même pendant les scènes de nuit, paraît sans cesse en plein jour! C'est tellement éclairé et "flashy" qu'on croirait que les toits sont inexistants et que le soleil traverse partout! D'habitude au moins acceptable dans du Argento, les acteurs sont tous minables, livrant leur texte tout croche et ont l'air en roue libre, tout en ayant l'air d'en avoir rien à foutre!

D'un autre côté, Dracula 3-D s’accommode d'un ton hyper monotone, ennuyeux et livre avec platitude son histoire. Sincèrement, même avec un Dracula 2000, je ne pense avoir autant eu de désintérêt pour une adaptation de Dracula! C'est limite si toute la production ne fait pas sentir cet effet de "je-m"en-foutisme". Au-travers de tout cela, Dracula 3-D possède probablement les pires CGI des dix dernières années! Que ce soit la transformation de loup-à-humain, le hibou, la mante religieuse, les toiles d'araignées ou Dracula qui monte littéralement sur les parois de son château... le ridicule tue le projet dans l’œuf!

Pourtant, rien ne prépare le spectateur aux combats dégeulasses qui arrivent parfois! En effet, nos valeureux vampires ont la chance d'avoir un espèce d'effet BD au ralentit avant d’attaquer les victimes! Puis, même avec une bonne intention, les combats sont tellement minables, tournés avec maladresses et aux CGI mélangé à de l'effet pratique qu'on dirait un "enculage" entre les deux types! D'ailleurs, c'est ça le problème, Dracula 3-D ne sait définitivement pas sur quel pied danser. C'est à la fois le désire d'offrir une adaptation antique et classique du livre de Stoker, tout en voulant offrir du moderne avec des CGI, tout en étant le caprice flagrant de Argento pour offrir "sa" vision. Oui, je parle de toi, mante religieuse qui fait un "Jump The Shark" solide à l'oeuvre!

Drcula 3-D, c'est également la chance d'avoir une équipe technique minable! Luciano Tovoli livre une direction photo assez médiocre qui fait paraître Dracula 3-D pour un espèce de gros délire sur l'acide pour les épileptiques... oh oui! Avec celle-ci on sent sans cesse que Dracula 3-D est artificiel et anti-crédible dans ces décors. On ne parlera même pas du montage qui emprunte des raccourcis lamentables, des longueurs agonisantes et une drôle de structure narrative, autant envers le développement des personnages que le déroulement hasardeux et bordélique de l'oeuvre. Pour autant, je crois que le pire défaut demeure la musique minable de Claudio Simonetti. Le fervent collaboration de longue date de Argento livre ici une trama sonore "out-of-nowhre" et qui mélange sans cesse une musique d’opéra à du X-Files!

Comme dit plus haut, les acteurs sont tous mauvais, mais je crois qu'il est de mise de les cités! Marta Gastini livre une performance affreuse et semble sans cesse dans l'incapacité d'offrir une réplique correctement! Rutger Hauer (Hobo With a Shotgun, Blade Runner, Sin City) semble fatiguer et sur le bord de mourir. Asia Argento (Trauma, Mother of Tears) est d'habitude très bonne, mais livre ici une performance dans le cabotinage et les faciès ridicules! Thomas Kretschmann (The Stendhal Syndrome) nous offre tout simplement le pire interprète de Dracula, mais également un acting exécrable! Pourtant, tout ce beau monde ne peuvent concurrencer Unax Ugalde dans le rôle de Jonathan Harker... c'est embarrassant!

S'il fallait que je me force sur les qualités, ce serait probablement la sexualité hyper présente et accrocheuse et les scènes gores qui sont dignes de la réputation de Argento! Oh croyez-moi, nous sommes loin de l'excellence de ces œuvres d'antan ou même du javelot dans le vagin dans Mother of Tears... mais c'est quand même plusieurs gorges tranchés et une décapitation!

Dracula 3-D n'est pas seulement une oeuvre embarrassante, nappé de défauts incongrus dans une oeuvre dite cinématographique ou un ratage total... c'est un navet en puissance! Même en cherchent à le prendre au second degré ou comme du mauvais film divertissant, l'ennuie remplace la médiocrité! Donc, même en voulant s'accrocher, il est impossible de sentir un quelconque divertissement devant cet ovni inclassable dans la filmographie complète de Argento. Vous pensez que Phantom of The Opera, The Card Player, Do You Like Hitchcock ? ou Giallo sont minables, même après avoir vu Dracula 3-D ? Vous êtes de mauvaise foi, même pour un détracteur de Argento!!!

Note : 0.5/5
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Sam 13 Fév - 8:29

Dracula.
Un mythe. Une légende portée à l'écran plusieurs centaines de fois. Une créature fantastique représentée dans la quasi-totalité des pays où existe une industrie cinématographique. Des réalisateurs de renom se sont frottés à ce personnage épouvantablement tragique. Vlad Tepes continue à hanter les esprits cent-seize ans après son apparition au cœur du magnifique roman de Bram Stoker. Tod Browning, John Badham, Andy Warhol, Terence Fisher, Mel Brooks, Francis Ford Coppola...les plus grands y ont trouvé leur inspiration afin d'en tirer des films de qualité variable.
Le vampire de Transylvanie a été accommodé à toutes les sauces. On l'a vu courir les jupons dans le New-York des années soixante-dix, ressusciter dans la même ville pour affronter un chasseur funky joué par Wesley Snipes, décimer les occupants d'un vaisseau spatial, regrouper les siens pour vivre pacifiquement sous le soleil d'une petite ville du désert californien...

il s'agit d'un archétype modulable et transposable à volonté. Faire du neuf avec du vieux, mêler l'empreinte gothique aux dernières technologies et gimmick en vogue. C'est une idée séduisante mais difficile et qui peut aboutir à un échec particulièrement cinglant. Mais quand le plus déjanté des cinéastes cultes venus d'Italie, capable de provoquer le frisson et l'angoisse tout en flirtant avec une esthétique spectaculaire que n'auraient jamais renié Steve Rubell ou Ottawan, annonça qu'il souhaitait s'approprier l’œuvre de Stoker, l'excitation fut de mise.
Comment il maestro Dario Argento, l'empereur du macabre sanguinolent, allait-il s'y prendre pour proposer à son très exigeant public un variation sur un même thème ? Comment ne pas sombrer dans la redondance ? Le gothique oui, le respect du travail original bien sûr, mais avec cette fiévreuse folie propre au créateur de la trilogie des trois mères, et en ayant recours aux trois dimensions de l'écran.
Ou quand le relief du nouveau millénaire fait surgir l'horreur par delà le plat d'une toile de cinéma ! Faire du neuf avec du vieux, par un vieux aux idées neuves. Comment ne pas trépigner d'impatience à l'attente démesurément longue du résultat ?

Les différents extraits, projets d'affiches, photographies de plateaux et clichés officiels ne laissaient planer aucun doute quant à l'issue du projet. Sous l'égide du producteur Gianni Paolluci, l'un des derniers représentants si ce n'est le dernier d'une certaine forme de cinéma populaire mais non populiste, préférant l'immédiateté de l'émotion, la générosité du genre à la frilosité d'une culture filmique transalpine dorénavant perdue dans les brouillards de la comédie fanfaronne ou du drame mafieux, "Dracula shot in stereoscopic 3D" avait alors toutes les chances de son côté.
Généreux est le terme qui définit le mieux Gianni Paollucci, l'homme qui a financé les derniers projets de Bruno Matteï, lui laissant carte blanche pour métamorphoser physiquement ses angoisses de vieillesse et de morts grâce à la catharsis que constituent ses deux diptyques sur les anthropophages amazoniens et les morts-vivants cannibales.

En amoureux du cinéma de genre, Gianni aura même bien avant l'opportuniste Eli Roth proposé son remake ou plutôt sa réadaptation du classique de 1979 signé Ruggero Deodato, l'incontournable "Cannibal Holocaust". Avec "Cannibal world", Bruno Mattei signait non seulement l'un de ses meilleurs films, mais également un somptueux hommage bis à ce film qui fit et fait toujours couler beaucoup d'encre.

Mais Dario Argento n'est pas le regretté Matteï. Si celui-ci était un habile faiseur, Argento est un génie, un cinéaste visionnaire capables de fulgurance. Transcendant aussi bien le Krimi télévisuel teuton dans ses plus récents travaux que l'épouvante baroque libérant les spectateurs de Rome ou de Turin des angoisses liées aux alors redoutables brigades rouges. Cette association entre un producteur plus passionné que dépensier et le délirant créateurs de chocs visuels qu'est le réalisateur de "Inferno" était vouée à la réussite. Mais assez de palabres en Calabre, attaquons-nous maintenant à l’œuvre elle-même. Et comme le disait avec humour Richard Dreyfuss dans le sympathique "Étroite surveillance", "Dracula, êtes-vous là ?"

Et la réponse est oui, mille fois oui. Du neuf avec du vieux, le leitmotiv du film est et sera respecté du début à la fin de "Dracula 3D". Ayant recours aux plus puissantes machines en activité même à Hollywood, le générique d'introduction nous fait voyager ou plutôt nous fait voler au cœur d'un village des Carpates entièrement reconstitué en images de synthèses. Nous plongeons alors au cœur battant du mouvement néo-gothique.
Certes, l'histoire de situe à la toute-fin du dix-neuvième siècle, mais hors de question ici de singer les vieilles pellicules poussiéreuses et désormais risibles de la Hammer Films, ce studio britannique surestimé des années soixante. Pas de reconstitution d'un patelin d'Europe de l'Est dans un entrepôt de la banlieue londonienne puant la naphtaline, non ! Car Argento a tourné son film en décors naturels, et dans son pays par tous les saints du ciel ! Au moins pour un temps, l'hégémonie de la Hongrie et de la Roumanie en matière de tournages de films situés à d'autres époques non contemporaines n'aura pas eu prise. Et c'est sur une musique absolument inspirée de Claudio Simonetti, plus proche des travaux d'un Mischa Bakaleinikoff que des scores ampoulés de Wojciech Kilar pour Coppola, que nous entrons dans le film.

La séquence est à la fois très érotique et pétrifiante de terreur. Dario Argento, en excellent directeur d'acteur, parvient à faire surgir de la jeune comédienne Miriam Giovanelli des trésors de nuances d'interprétation. Telle une fraiche fleur sur le point d'être coupée, Tanja passe d'une posture désirable à une fin effroyable. L'idée de tuer son personnage après l'amour apporte à la fois candeur et souffrance à cette pauvre fille abandonnée à la mort par un amant indélicat qui le paiera plus tard (édifiante démonstration de la femme perpétuellement seule dans l'adversité).

Emportée dans son cruel destin par une chouette, symbole de mort chez les anciens, surgissant des ténèbres de la foret grâce à la pertinence d'une 3D judicieusement utilisée, Tanja s'en ira rejoindre le château du maitre-vampire qui, à l'instar d'un rapace s'emparant d'un rongeur, n'aura de cesse de jouer avec sa victime. "Je ne sais pas encore très bien ce que je suis", s'interrogera plus tard la jeune femme devant un Jonathan Harker fasciné.

Car c'est aussi de cela qu'il s'agit dans la version Argentesque du mythe de la littérature fantastique, de perdition physique et psychique, de contrastes entre le corps et l'esprit et la merveilleuse Myriam Giovannelli incarne à la perfection cette dualité. Premier point fort, les quinze minutes qui ouvrent "Dracula 3D" sont intenses. Un maelström d'émotions paradoxales. Quand l'excitation et l'appréhension forment un tout à la fois presque indéfinissable mais palpable. Et la suite est au niveau !

Laissant à Jésus Franco et à Francis Coppola le soin de ne pas prendre de risques en adaptant littéralement Stoker, Dario Argento prend des libertés avec le récit originel. Non content d'opter pour une réalisation moderne dans un cadre qui ne l'est pas, il modifie aussi bien le fond que la forme. Force de la nature, son comte Dracula EST la nature. Se succèdent à une apparence humaine des rats, des loups, des cafards, des mouches au cours d'une scène clin-d’œil à l'un des propres films du réalisateur, "Phenomena", une espèce de brouillard constitué de matière noire (draguant l'universalité de toute chose et l'au-delà de son incompréhension) et enfin une mante religieuse.
L'insecte n'a pas été choisi au hasard. Une fois encore, l'évidente apparence érotique de cette créature scellant la mort des mâles n'est pas anodine.
Elle intervient d'ailleurs au cours d'une scène de mise à trépas d'un homme mur, transpercé ou plutôt pénétré par le mandibule sans pitié. L'homosexualité du comte, latente chez certains et pur hérésie chez d'autres, est clairement remise au gout du jour. A la manière d'un Bela Lugosi séduisant un jeune marin chez Tod Browning en 1931, le monstre pathétique personnifié par Thomas Kretschmann (dans ce qui demeurera sans doute le rôle de toute sa carrière, bien loin de ses singeries chez Polanski) s'y montre sous un jour différent.
N'hésitera-t-il pas un peu plus tôt dans le film à arracher un Jonathan Harker médusé des bras de la plantureuse Tanja dans un cinglant et définitif "Noooon ! Il est à moi !" ? Alors qu'il n'y avait que suggestion chez Browning alors au cœur d'une Amérique engoncée dans des principes moraux stricts, Argento n'hésite pas à clamer que son vampire ne fait aucune distinction entre les deux sexes, et que l'on peut trouver son plaisir partout. Encore une fois, le modernisme l'emporte.

En matière de transgression de tabous, Argento n'est plus à une barrière prés et c'est avec audace qu'il la franchit en filmant la chair de sa chair, sa propre fille Asia, nue. La comédienne, tellement sous-estimée par le milieu que c'en donnerait mal au ventre, s'exhibe au nom d'une liberté retrouvée par un cinéma italien de genre moribond au cours d'une séquence de bain accompagnée de la comédienne Marta Gastini, qui interprète avec un talent caché Mina Harker.
La mise en avant d'un saphisme proche de De Sade dans sa mise en scène détonne dans l'univers imaginé par Bram Stoker. Au placard les pitreries d'Ingrid Pitt ou Stephanie Beacham chez la Hammer ! Chez l'auteur de "Suspiria", la chair est faible, blanche, laiteuse, gironde. Œuvrant depuis toujours pour un féminisme exacerbé, Argento n'hésite pas à prendre le contrepied de son propre thème en évoquant la femme comme simple matière consommable. Une autre dualité passionnante à mettre au crédit d'un film bicéphale, qui se joue des conventions comme des attentes.

Mais la douce pornographie Hamiltonnienne n'est pas le seul atout de "Dracula", aux corps féminins en relief se juxtaposent tripes et boyaux. Car il faut montrer, à la manière d'un Deodato, les corps de l'extérieur comme de l'intérieur. Et la violence est ici inouïe ! Tête tranchée d'un coup d'ongles acérés, morsures sanguinaires, mutilations, coup de pelle fendant le crane d'un malheureux, pieux affutés perçant les cœurs des non-morts, balle perforant au ralenti le menton, la bouche et la cervelle...l'hémoglobine la plus décomplexée coule à flots.
Il ne s'agit pas d'être timide avec l'exploitation de la terreur et fidèle à ses représentations obligatoirement tragiques des décès, Dario Argento laisse à son ami et maquilleur de très grand talent Sergio Stivaletti le soin de mettre à mal les comédiens et par la même occasion les spectateurs, grâce à la magie du latex mais aussi des micro-ordinateurs !

Employés à bon escient, les effets de synthèse pallient aux scories d'un tournage "en dur". Et les techniciens des studios Apocalypsis s'en donnent à cœur-joie avec les tous derniers logiciels mis à leur disposition. Dracula devient un terrifiant loup-garou, il apparait et disparait de la cellule de Renfield dans un touchant hommage à Gene Roddenberry, devient vent, fumée, brume, se reconstitue à partir d'une armée de moucherons et comme il a déjà été écrit plus haut, devient cette somptueuse mante religieuse mangeuse d'hommes. Mais Argento n'oublie jamais que son film se déroule à l'orée du vingtième siècle et toutes ces transformations de pixels ne trahissent pas l'atmosphère chère à Stoker.

Film de réalisateur mais aussi de comédiens, le casting de "Dracula 3D" est remarquable. Désireux de ne pas se contenter des qualités plastiques des personnages féminins, Argento a choisi outre sa talentueuse Asia de fille dans un rôle d'autant plus méritant qu'il ne s'agit pas de l'héroïne (donc pas de favoritisme), d'employer les talents de Marta Gastini, virginale comédienne incarnant Mina Harker. A la fois solide et désemparée, la Mina chez Dario n'est pas à proprement parler une battante, mais échappe aux stéréotypes de la demoiselle à secourir. Séduite par le comte mais amoureuse de son époux, elle doit combattre son attirance forcée, car Dracula use et abuse de ses pouvoirs pour la charmer. Le jeu de Gastini est à l'image de la progressive vampirisation de son personnage : passif et éthéré. Ainsi traverse-t-elle le film comme si elle avait déjà basculé du côte des non-morts.

Au contraire des bouillonnantes Asia Argento et Miriam Giovanelli pour qui la soif de sang rime avec l’excès. Ces deux diablesses gesticulent et sautillent comme des femelles en rut aux canines en pointes, symbolisant une nymphomanie post-mortem avec une décadente grandiloquence apportant encore une fois à "Dracula 3D" ce jeu de miroir déformant dont le réalisateur semble si friand.
Unax Ulgade, jeune acteur espagnol prometteur, incarne un Jonathan Harker aux allures d'adolescent prostré, découvrant le monde et ses mille dangers les yeux écarquillés. Un rôle d'autant plus difficile que le metteur en scène choisit de ne finalement pas en faire le personnage principal, se déroutant tel un pirate de l'air du sillon creusé dans les nuages du roman paru en 1897.
L'immense Rutger Hauer aura droit aux habits d'Abraham Van Helsing. Rédempteur, salvateur, ce dernier est seul capable de mettre un terme aux agissements maléfiques du compte. Il fallait un acteur de carrure pour interpréter un tel caractère et Hauer, bien que majoritairement présent durant la dernière partie du film, possède une telle envergure. Pas question pour lui de cachetonner comme il a pu le faire par le passé !
Enfin, Thomas Kretschmann apparait comme le seul choix possible pour donner du sang-neuf à un mythe pareil. Élégant, dangereux, doux et épouvantablement violent, il met de côté le regard faussement suave d'un Lugosi, la gravité solaire d'un Oldman et les facéties d'un Nielsen. Son Dracula est un être à la fois morne et colérique. Dualité...évidemment !

Il serait criminel d'en dévoiler trop sur le contenu d'un scénario bourré de surprises, jouant avec les codes du cinéma vampirique afin de mieux déstabiliser les spectateurs, les experts comme les néophytes. Mais en grand scénariste devant l'éternel, Dario Argento brouille les pistes, change la donne, inverse les rôles...il s'agit ici de donner un aspect éminemment ludique à la vision de SA version de l'histoire et il y parvient sans peine, comme il l'avait déjà proposé récemment avec un "Giallo" qui empruntait autant au polar qu'à la comédie décomplexé et même aux Simpsons !

Puisqu'il s'agit ici de jouer à se faire peur, Argento a recours à des trucs imparables qu'il s'ingénie à utiliser avec la cruauté d'un marionnettiste tirant les ficelles d'un spectacle macabre. Le montage audacieux n'hésite jamais à interrompre une scène au profit d'une autre, parfois même en plein dialogue ou au cours d'une scène d'action.

Cette déstabilisation des fondations intrinsèques du cinéma semble peut-être encore trop en avance sur son temps et si l'on n'y est pas préparé, elle fonctionnera également sur nous. D’autant plus que dans son effort presque traumatique d'établir un paradoxe dans l'idée même de réalisation, Argento pousse le vice dans l'alternance chaud-froid de son dernier travail en date. Ici, l'hystérie de l'enchainement des plans et des séquences s’entremêle à une torpeur salutaire pour figer l'ambiance de "Dracula 3D", rendant au fur et à mesure de la projection du film les spectateurs les plus sensibles à cet effet aussi figés que ce qui se déroule à l'écran.

Il s'en faut de peu pour s'imaginer que les non-morts qui errent les yeux éteints puissent aussi être ceux qui ont vu et surtout ressenti le film. Car c'est de cela qu'il s'agit, de sensations. L'utilisation du relief contemporain, même s'il demeure regrettable que Dario Argento n'ait pas opté pour l'ancienne 3D aux lunettes bleues et rouges qui n'auraient pas dépareillé avec ses travaux de la seconde moitié des années soixante-dix, soigne la transfiguration des événements fictifs et nous devenons en quelque sorte les participants inactifs, des villageois anonymes perdus dans un bourg de Roumanie et surtout d'indéniables voyeurs.
Nous serons témoins du sexe, du sexe ruisselant d'érotisme, de la violence terrible et sanguinolente, de la léthargie du suceur de sang en devenir ou en désespoir.

Dario Argento, au sommet de son art, révolutionne le cinéma. En constant équilibre sur le fil du rasoir, "Dracula 3D" est une œuvre sensorielle capitale. Un voyage au pays de l'effroi et de la fascination. Une plongée dans l'abime de l'épouvante et du charme, transcendée par une réalisation al dente ! Plus qu'un film, c'est une expérience qui parvient à provoquer chez ceux qui la regardent et la vivent l'envie de partager le destin de ses créatures : s'endormir dans son cercueil pour y mourir. Au pieu !
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Mer 9 Nov - 15:27

JackieBoy a écrit:
Dracula 3D de Dario Argento - 3,5/5

Je l’ai trouvé pas trop mal, cette version de Dracula réalisé par Dario Argento. Certes, il y a plusieurs défauts, comme une histoire qui ne captive pas toujours, des effets visuels assez affreux dans certaines scènes, un jeu d’acteurs assez moyen pour la plupart des acteurs et une transition entre certaines scènes vraiment mauvaise. Mais, le film est quand même intéressant sur certains points. Marta Gastini, en Mina eRutger Hauer, en Van Helsing, joue bien leur rôle. Il y a plusieurs scènes assez violentes, dont le carnage à la réunion des villageois. La musique de Claudio Simonetti m’a beaucoup plu. La photographie est vraiment sympa, très année 70. Les décors de l’Italie sont très beaux. Et, quelle belle plastique, qu’a l’actrice Miriam Giovanelli.

Je partage globalement ton avis, un film de commande assez soigné sur la forme (malgré la poignée de CGI pas terribles) mais assez classique et peu représentatif du style Argento.
En ce qui concerne l'histoire le réalisateur regrette d'avoir trop écouté son producteur qui lui conseillait de rester fidèle à l'oeuvre originale...:

http://www.indiewire.com/2016/08/dario-argento-interview-suspira-remake-2016-locarno-film-festival-1201714247/
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   Lun 14 Nov - 15:38

DieSydney à tout dit.
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MessageSujet: Re: Dracula 3-D (2012,Dario Argento)   

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Dracula 3-D (2012,Dario Argento)
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