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 The Loved Ones (2010, Sean Byrne)

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batmobile31
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Féminin Nombre de messages : 28
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MessageSujet: Re: The Loved Ones (2010, Sean Byrne)   Mer 16 Oct - 12:08

vraiment pas mal! la scène de repas à la massacre à la tronçonneuse, la petite touche d'humour tout au long du film avec les gens complètement tarés et malsains avec leur sous sol d'enfer, l'ados typique dépressif au début qui sait pas ce qui l'attend, la perceuse, .. ils sont bons en général les australiens pour les films du genre!
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crazy babysitter
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Féminin Nombre de messages : 910
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MessageSujet: Re: The Loved Ones (2010, Sean Byrne)   Mar 22 Oct - 4:40

Dévasté depuis la mort accidentelle de son père alors qu'il conduisait le véhicule qui ôta la vie à ce dernier, le jeune Brent mène une vie de lycéen taciturne, entouré d'une mère très possessive et d'Holly, une petite amie qui l'aime sans qu'il ne semble partager cet amour. Tandis que le bal de fin d'année approche, son copain Sac invite avec succès Mia, jeune fille gothique et apparemment libérée, à l'accompagner avec lui. Brent ira avec Holly. Peu de temps auparavant , l'adolescente renfermée Lola Stone lui avait demandé s'il voulait s'y rendre à ses côtés. Brent aurait du dire oui.

Premier film de Sean Byrne, un jeune prodige de la réalisation australien, auteur de plusieurs courts-métrages afin de se rôder à la mise en chantier d'un long, «The loved ones» possède dés ses premières minutes une atmosphère assez particulière. Alors qu'il s'ouvre sur un standard du rock australien des années soixante-dix, on ressent un climat plutôt inquiétant même si la séquence entre Brent et un père d'apparence plutôt «cool» laisse entendre qu'ils s'entendent bien. Le drame qui va suivre n'en sera que plus choquant surtout que la raison de l'accident qui verra la figure paternelle décéder est du à un évènement étrange qui prend tout son sens plus tard dans le film.
La suite peut faire penser au cinéma de Gus Van Saint, celui de «Elephant» et de «Paranoïd park» dans sa description relativement crue mais non vaine (à contrario d'un Larry Clark donc) des mœurs adolescentes, non sans humour cependant. Un humour diffus qui ne quittera d'ailleurs jamais le film sans jamais verser dans la gaudriole car franchement, ce qui va suivre ne prète pas vraiment à rire.

Présentation donc des personnages principaux : Brent, son copain, la fille qu'il invite au bal et Holly la petite amie du héros. Mais juste avant aura-t-on eu le temps d'apercevoir Lola Stone, une jeune fille au physique agréable mais anodin, peu aidée par des vêtements dignes d'une gamine de dix ans et dont on devine qu'elle ne doit pas être l'amie de beaucoup des lycéens de la ville. Le genre de paria touchante sur laquelle on peut normalement s'apitoyer. On sait évidemment que Brent va refuser d'aller au bal avec elle alors qu'elle le lui demande timidement, presque penaude d'avoir à effectuer la démarche et même si le garçon le fait sans moquerie ni bêtise potache, je me suis prise tout de suite d'empathie pour cette pauvre adolescente pour qui la vie ne doit pas être rose tous les jours.

Retour sur Bret et Holly qui s'accouplent dans la Coccinelle de la jeune fille. Elle distingue des cicatrices sur le thorax du garçon, qui porte une lame de rasoir en pendentif autour du cou. Il est alors aisé de comprendre que Brent est resté très perturbé par la mort de son père dont il se s'estime responsable et l'auto-mutilation est un moyen de calmer les souffrances et turpitudes morales qui lui sont infligées. Holly l'aime, elle le lui dit au moment où elle le raccompagne chez lui mais Brent ne lui répond pas de la manière qu'elle aurait souhaité.
Plus tard, Brent part promener son chien et décide de grimper une colline aux rocs acérés. Il se blesse à la main, manque de tomber mais parvient au sommet de l'endroit. C'est à ce moment là que les ennuis vont commencer.

Conscient des limites éventuelles que son script atteindrait s'il entrait de plain-pied dans l'épouvante trop tôt, Sean Byrne s'est donc autorisé à exposer ses personnages avec soin, en prenant son temps même si la première partie de «The loved bones» n'est jamais lente ou ennuyeuse. Il réussit aussi à rendre presque immédiatement attachants une bande d'ados à priori indissociables de ceux qui peuplent le cinéma qui leur est dédié. Brent semble être un rebelle tourmenté aux longs cheveux et T-Shirt Metallica, Holly une jeune fille fraiche issue d'un milieu aisé et en proie aux affres des premières amours contrariées, Sac est un peu le bon copain gauche et maladroit, enveloppé, souriant et dont l'absence de succès auprès des filles sera soudainement contrecarré par l'acceptation à priori difficile à croire de Mia, la fille du shérif, gothique au corps de rêve, mystérieuse et fantasmatique. Enfin, nous aurons fait la connaissance de Lola, le vilain petit canard, la version australienne de la Rachael Leigh Cook de «She's all that» qui suscite pitié et affection.
Tout ce petit monde semble parfaitement décrypté passées les vingt premières minutes du film, jusqu'à ce que Brent ne soit enlevé et emmené dans une maison à la frontière entre la ville, la route et le désert.
Et c'est là que les masques tombent…

Même si l'identité des ravisseurs du jeune homme n'est pas une surprise renversante, elle remet néanmoins en cause le rôle de certains personnages. Car c'est le père de Lola, Monsieur Stone, qui a kidnappé Brent afin que sa fille ait elle aussi un prince charmant pour la faire danser en ce soir de bal. Et c'est Lola elle-même qui a demandé à son papa adoré de le faire…brutalement, la pitié et l'empathie que j'éprouvais pour elle se mue en inquiétude car elle n'est définitivement pas des plus saines. Sa chambre ressemble à celle d'une adolescente qui attend l'amour avec un grand A : du rose, des poupées, des photos de garçons…aussi son père lui offre en cadeau une magnifique robe couleur bonbon qu'elle s'empresse d'essayer devant lui, se mettant alors en petite tenue ce qui a pour effet de perturber papa Stone partagé entre l'envie de tourner la tête et celle de regarder les formes du corps de son enfant.
Une fois à table, Brent se réveille attaché à une chaise et vêtu d'un costard comme les portent les jeunes de son âge durant les bals de fin d'année. Face à lui, Lola, fraiche et souriante, son père méfiant et inquisiteur et une dame crasseuse avec un trou dans le front, visiblement ailleurs. Les sourires ne dureront pas.

Arrêtons ici la description des trente minutes qui viennent de s'écouler car, à ce moment précis, on passe de la crainte à l'angoisse puis à la terreur la plus pure.
Jeune actrice au talent absolument inouï (et en pesant les mots), Robin MacLeavy devient alors une sorte d'entité monstrueuse dont la cruauté dépasse de loin celle de ses collègues de torture-porn Américains ou internationaux. La pauvre Lola Stone, rejetée de tous et solitaire, se révèle en fait être une véritable incarnation du mal au visage angélique, une furie dévastatrice implacable qui sait parfaitement ce qu'elle veut, qui maitrise la situation et qui, entourée de l'amour (et de la passion) d'un père presque aussi dérangé qu'elle et qui assouvit les moindres caprices de son bébé, va rendre la vie de Brent encore plus dure qu'elle ne l'était déjà.
La description de la cellule familiale des Stones fait évidemment penser à celle des Sawyer du «Massacre à la tronçonneuse» de Tobe Hooper même si elle diffère par le fait que Lola et son père ne sont pas de simples machines à tuer comme Leatherface et ses frères mais fonctionnent à la fois comme un père et sa fille et aussi comme un couple, car l''ambiguïté qui les nimbe prend un sens évident à un moment du film.
Mais il faut insister sur le fait que Robin McLeavy délivre la performance d'une carrière, qui pourtant est encore toute jeune. Elle est à ce point extraordinaire qu'elle m'a profondément terrifiée, et je dirais même plus affectée. Lola Stone est absolument haïssable dans sa folie et toute tentative de compassion est très vite éludée par une noirceur abyssale de cruauté et de démence. Lola Stone n'est pas une enfant malheureuse ni mal dans sa peau à partir du moment où elle quitte le cadre scolaire et où elle revient chez elle, où elle est protégée et heureuse.

Lola Stone est la méchante la plus incroyablement réussie que le cinéma ait eu à proposer depuis un bon moment, encore pire que le Mick Taylor de «Wolf Creek», que la famille de dégénérés du chef-d'œuvre de Tobe Hooper ou que les récents croquemitaines qui ont envahi les écrans.
Les séquences de torture, car il y en a même si «Loved Ones» n'est pas un énième torture porn nauséeux , n'en sont que plus douloureuses car les comédiens transmettent l'un comme l'autre une vraie souffrance et un sadisme crédible. A ce sujet, Xavier Samuel, qui interprète Brent est lui aussi formidable et le fait que son personnage déjà moralement torturé avant de l'être physiquement va l'aider à endurer les sévices infligées par Lola en se servant de son expérience dans l'auto-mutilation.
En parallèle au calvaire du jeune homme, Byrne nous décrit également la nuit de folie que va vivre son copain Sac, à qui la chance et le bonheur sourient puisque l'inaccessible Mia va se rapprocher de lui au cours d'une soirée de bal arrosée et là c'est le cinéma des losers qui l'emporte, le cinéma de John Hughes qui vient chevaucher celui de Tobe Hooper et cette astuce scénaristique est admirable et permet de décompresser entre deux moments d'épouvante pure.

Monument de pression, d'angoisse, réflexion sur la volonté de survivre, drame de la folie et de l'isolement, hommage aux films de genre les plus marquants , «The loved Ones» est une bombe absolue, un film dont on pourrait se méfier à l'origine, pensant avoir à faire à un Torture-Porn de plus et surtout à une bête de festivals comme il en existe beaucoup et sur lesquelles la presse s'emballe parfois un peu trop facilement.
Mais il n'en est rien. Maitrisé de bout en bout par son jeune réalisateur qui sait manier les atmosphères avec une dextérité folle et qui possède une vraie aisance filmique de la race des plus grands, interprété avec un talent terrible, alignant les émotions les plus diverses , désarçonnant les spectateurs à chaque minutes, tantôt drôle, tantôt triste, toujours angoissant, «The loved ones» est un chef-d'œuvre qui intronise une méchante de cinéma démente et démentielle portée par l'immense talent de l'actrice qui l'incarne.
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mad mike
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MessageSujet: Re: The Loved Ones (2010, Sean Byrne)   Jeu 17 Juil - 5:12

Je me le suis refait hier soir. 1h20 de pur bonheur, enfin ça dépend pour qui  What a Face 
Je suis définitivement fan du cinéma de genre Australien, je crois même ne jamais avoir été déçu ou presque. 8/10
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