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 Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)

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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Lun 13 Sep - 22:48

Stephen Sommers s'intéresse à Odd Thomas de Dean Koontz


Selon Production Weekly, Stephen Sommers (The Mummy, G.I. Joe) envisagerait d'adapter la série Odd Thomas de Dean Koontz.

Odd Thomas, personnage imaginé par Dean Koontz, est présent dans quatre romans : Odd Thomas, Forever Odd, Brother Odd et Odd Hours, et deux romans graphiques : In Odd We Trust et Odd Is On Your Side.

Odd Thomas est cuisinier dans un restaurant de la petite ville de Pico Mundo. Un lieu qui pourrait passer inaperçu si Odd n'avait pas la particularité de pouvoir voir et discuter avec les morts, ceux qui ne parviennent pas à passer à autre chose. Odd décide alors de les aider à passer de l'autre côté, là où ils pourront trouver le repos...

L'information, annoncée via Twitter, ne révèle pas d'autres détails. Rien n'indique donc si Stephen Sommers compte se lancer dans l'adaptation de Odd Thomas avant ou après G.I. Joe 2 qu'il pourrait réaliser pour le compte de Paramount Pictures.


Dernière édition par mark le Mer 9 Fév - 21:52, édité 1 fois
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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Mer 9 Fév - 21:48

Anton Yelchin dans Odd Thomas

Anton Yelchin a rejoint le casting de l'adaptation cinématographique d'Odd Thomas.

Après avoir joué dans Star Trek, Terminator : Salvation et le remake de Fright Night, Anton Yelchin tiendra l'un des rôles d'Odd Thomas, la première aventure cinématographique du personnage créé par Dean Koontz.

ShockTillYouDrop.com, site qui a dévoilé l'information, ne nous dit toutefois pas quel rôle Yelchin tiendra.

Stephen Sommers (G.I. Joe : The Rise of The Cobra, The Mummy, Van Helsing) disposera d'un budget de 47 millions de dollars pour réaliser le film.

Odd Thomas sera produit par Howard Kaplan, John Baldecchi et Sommers.

Odd Thomas est présent dans quatre romans : Odd Thomas , Forever Odd, Brother Odd et Odd Hours, et deux romans graphiques : In Odd We Trust et Odd Is On Your Side.

Odd Thomas est cuisinier dans un restaurant de la petite ville de Pico Mundo. Un lieu qui pourrait passer inaperçu si Odd n'avait pas la particularité de pouvoir voir et discuter avec les morts, ceux qui ne parviennent pas à passer à autre chose. Odd décide alors de les aider à passer de l'autre côté, là où ils pourront trouver le repos...
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def leppard
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Mer 9 Fév - 22:07

On dirait une émission de pushing daisies
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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Dim 27 Mar - 6:01

Addison Timlin rejoint Odd Thomas

Addison Timlin tiendra l'un des rôles principaux de l'adaptation cinématographique de Odd Thomas.

Après Anton Yelchin, c'est au tour de Addison Timlin (Californication, Derailed) de rejoindre le casting du film Odd Thomas, adapté du roman éponyme de Dean Koontz.

Le tournage débutera le 2 mai à Santa Fe (Nouveau Mexique, États-Unis).

Odd Thomas est produit par John Baldecchi et Howard Kaplan via Fusion Films, et par Stephen Sommers via sa société Sommers Co.
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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Jeu 21 Avr - 18:13

Gugu Mbatha-Raw dans Odd Thomas


L'actrice Gugu Mbatha-Raw rejoint le casting d'Odd Thomas.

Ces derniers temps, il ne se passe pas une semaine sans voir apparaître un article consacré à l'adaptation cinématographique de la série Odd Thomas de Dean Koontz (Phantoms, Hideaway).

Variety nous informe que Gugu Mbatha-Raw (MI-5, Doctor Who, Undercovers) vient d'intégrer le casting d'Odd Thomas, produit et réalisé par Stephen Sommers (The Mummy, The Return of The Mummy, G.I. Joe, Van Helsing). Le rôle de Mbatha-Raw reste inconnu pour le moment.

L'actrice apparaîtra à l'écran aux côtés de Anton Yelchin (Le remake de Fright Night), Addison Timlin et Patton Oswalt. Willem Dafoe (The Vampire Assitant) et Nico Tortorella devraient également être de la partie.
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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Ven 3 Mai - 23:16



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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Lun 24 Mar - 20:43

Voici ma critique de ODD THOMAS:

http://www.horreur-web.com/oddthomas.html

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Jason X
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Lun 24 Mar - 20:45

Bon article, le film a l'air intéressant. Ça donne envie de le louer cette semaine.
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mad mike
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Mer 9 Juil - 7:51

SYNOPSIS
L'adaptation des livres de Dean Koontz, racontant l'histoire d'un homme qui a le pouvoir de voir les morts, sans pouvoir les entendre.

Un film original et bien ficelé qui mérité d'être regardé. 7/10
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Mark Allan Poe
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Jeu 1 Jan - 20:32


"I see dead people, but then, by God, I do something about it" (Odd Thomas, Anton Yelchin)

(En résumé, fuck you Haley Joel Osment!)

Comme trop de longs-métrages avant lui, Odd Thomas est tomber dans le trou béant de la malchance et de l'oubli! Au départ une adaptation toute banale telle que The Mortal Instruments, Vampire Academy ou Twilight, l'oeuvre adaptée du roman de Dean Koontz à pris une solide débarque lors de sa commercialisation. Selon les rumeurs, les productions principales, Two Out of Ten Productions et Fusion Films, sont tombées dans l'enfer des droits d'auteur. Tombent dans cette impasse, Odd Thomas fut repoussé sans cesse, fit perdre de l'argent aux studios et devenu un DTV sans envergure! Bien que je ne sois pas fan des adaptations de Dean Koontz (Hideaway, Phantoms, Watchers...) ou du réalisateur Stephen Sommers (The Mummy, Val Helsing)... Odd Thomas aurait été bénéfique en salles et puis devenir une grosse franchise!

Sorte de compagnon à The Sixth Sense, Odd Thomas suit le protagoniste du même nom qui vit dans un train-train quotidien mouvementé où il sauve des gens et arrête les criminels responsables des morts de fantômes qu'il voit. Bien que cette vie semble difficile pour lui, Odd Thomas possède le support de bien des gens, à commencer par Stormy Llewellyn, sa copine. Par contre, Odd Thomas sera impliquer bien vite dans une intrigue compliquée où il a une vision de personnes qui mourront par centaines! Bien que possèdent l'aide de Stormy et du shérif Wyatt Porter va perdre bien plus qu'il ne l'imagine...

Bien qu'étant le nemesis assuré pour moi, Odd Thomas est une oeuvre sympathique. Même si Stephen Sommers est bel et bien présent sur le projet, Odd Thomas ne souffre en aucun cas des débordements habituels de son réalisateur et réussit à prouver que Sommers est capable d'offrir un bon divertissement! Aux premiers abords une autre adaptation ratée de la mode Twilight-like où les producteurs adaptent une franchise, la pellicule de Stephen Sommers réussit avec une certaine surprise à déjouer les pièges bien tendus où tombent des The Mortal Instruments! Son style léger, mêler à une base scénaristique solide, lui confère un charme indéniable.

Bien que cela devienne un défaut généralement dans nôtre climat cinématographique actuel, Odd Thomas mérite bien des éloges pour sa rapidité constante à offrir des intrigues et sous-intrigues extrêmement riches et d'être constamment sur l'accélérateur! En effet, un revirement n'attend pas l'autre et l'oeuvre s'offre une mythologie sans cesse renouvelée qui l'aide grandement à prendre du galon. J'aime tout particulièrement la voix-off de Odd Thomas qui nous aide à comprendre l'état d'esprit du personnage et en même temps faire circuler la mythologie avec plus de fluidité. On prendra la scène du restaurant où Odd Thomas prépare des déjeuner tout en nous expliquent des informations sur ces ennemis et les personnages qui l'entourent... la scène du 3 minutes et pourtant elle offre l'équivalent d'un livre complet en informations!!

Bien que certains y verront un défaut, c'est ironiquement en étant toujours à 120 km/h que l'oeuvre de Stephen Sommers réussit à faire passer la pilule sur la majorité de ces défauts! Que ce soit les CGI, les revirements rocambolesques ou les défauts techniques, Stephen Sommers nous bourre tellement d'informations et d'un contenu rapide que nous nous concentrons bien plus sur les multiples sous-intrigues que le restent! D'un autre côté, Odd Thomas aurait peut-être été bénéfique à prendre son temps un peu plus sur certaines intrigues!

Bien que n'étant pas une personne très sensible, je dois offrir à Odd Thomas d'avoir offert un revirement final très bien construit et un côté émotionnel très soutenu! En effet, vous l'aurez compris, le sympathique Happy-End de service n'est pas au rendez-vous, mais également on ne termine pas sur une belle morale bonbon! Il est juste dommage que Odd Thomas termine sur une finale ouverte qui ne verra jamais apparaître Forever Odd... Tant pis!

Pour ce qui est des défauts, ce serait peut-être, qu'après bien des pensées, on s’aperçoit que le développement de certaines intrigues secondaires ne se termine pas et que certains personnages manquent grandement de développement. Autrement, on sera tous d'accord, l'oeuvre manque cruellement d'ambition sur ces effets-spéciaux et se permet peut-être un peu trop de ralentis dans ces séquences d'action.

Pour ce qui est du côté technique... c'est potable! La direction photo de Mitchell Amundsen est très colorée et possède une ambiance joyeuse sans cesse contagieuse. Bien que celui-ci soit l'une des qualités de l'oeuvre son côté "non-stop" niveau histoire, j'aurais aimer un montage un peu plus lent de la part de David Checel! La musique de John Swihart est impeccable, surtout cette musique ultra brise-cœur et dramatique pendant le revirement.

Même si j'adore Odd Thomas pour son scénario bien construit et complexe et son côté technique pas trop mal, c'est surtout au niveau des acteurs que ça cogne fort! Anton Yelchin (Fright Night (remake)) est excellent dans le rôle principal et possède un charisme et une jolie de vivre très sidérante. Willem Dafoe est toujours aussi excellent et demeure très crédible en shérif! Addison Timlin (That Awkward Moment) est excellente et fascinante dans le rôle de Stormy. Là où Yelchin doit souvent offrir de la voix-off et un côté sérieux, Timlin offre des jeux-de-mots très adroits et un aspect joyeux très bien placé! Nico Tortorella (Scream 4, The Following) est toujours aussi bon. Pour autant, c'est Arnold Vosloo (G.I.Joe : Rise of The Cobra, The Mummy) qui m'à le plus marquer... il délivre d'ailleurs la scène la plus drôle!

Malgré la réception critique très mauvaise et le marketing minable dont est victime cette adaptation de Dean Koontz, Odd Thomas demeure un léger coup de circuit bien mignon! Là où des The Mortal Instruments, Vampire Academy, The Hunger Games ou Divergeant me laissent dans une indifférence totale, ce long-métrage de Stephen Sommers demeure une excellente surprise! Même si ce n'est pas un divertissement de calibre parfait... vous seriez fous de ne pas lui offrir sa chance!

Note : 3/5
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The Bloody Boy
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Mer 4 Fév - 12:51

Ce film est un véritable bijou!
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crazy babysitter
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Ven 6 Fév - 8:00

Bonjour.
Grande admiratrice du film, je me permets de poster ici une critique écrite pour un autre forum il y a plus d'un an, au cas où cela pourrait intéresser les amateurs de la petite merveille de Stephen Sommers. Bonne lecture !!  Wink


BIENVENUE A PICO MUNDO

Dés les premières secondes de «Odd Thomas», tandis que résonne un son de guitare bluesy bien graisseux qui nous informe comme une signature sonore que nous nous trouvons dans le Nevada, patrie de cow-boys radicaux, de serpents venimeux et d'amas de branchages, de poussières et de saletés qui virevoltent au gré des vents du désert, l'étincelle s'allume immédiatement et l'accompagne l'impression soudaine et subite d'être sur le point d'assister à un film qui nous plaira. Cette adhésion express et exclusive nous suivra sur toute la durée du long-métrage, et après. Bien après. Car «Odd Thomas» fait partie de ces films qui vous marquent au fer rose. Ces films dont on ne sait rien, que l'on se décide de regarder parce que ce que l'on sait de l'histoire pourrait à priori nous intéresser et bien nous divertir, parce qu'un comédien au casting nous plaît ou parce que son réalisateur lui-même est quelqu'un d'intéressant dont la carrière bifurque à l'occasion d'une œuvre que l'on ne s'attendait pas de voir mettre en scène. A la base ,donc, «Odd Thomas» part sur la bonne voie. Mais cette impression positive ira au-delà de toutes les espérances, rendant l'expérience tellement forte qu'elle marque le conscient et le subconscient au fer rose. Stephen Sommers bouleverse ainsi ses habitudes de cinéaste de blockbusters, puise dans son intimité (Une évidente et inconditionnelle passion pour l'auteur Dean R Koontz), donne volontiers de sa personne et se met en danger (il a produit le film pour vingt-sept millions de dollars avec une bonne partie de ses fonds personnels) et qui transcende ainsi, peut-être le temps d'un unique film, son travail et ses ambitions. Car «Odd Thomas» ne ressemble absolument en rien à ce que l'on connait de Sommers et tout autant que la découverte d'une œuvre exceptionnelle, c'est aussi la redécouverte d'un individu qui est notre, comme l'éclosion d''une rose sur un lilas. Stephen Sommers a donc écrit et filmé le récit de Koontz avec une ferveur rare, un souci de fidélité évidemment biaisée par la richesse du livre mais dont la ferveur dans le travail d'adaptation est autant magnifique que remarquable. Et ce n'était pas chose aisée. Il assimile aussi certaines références étrangères (quoi que pas tant que ça à bien y réfléchir) à la carrière manuscrite de l'auteur du roman, se les réapproprie et les intègre avec une aisance tellement déconcertante que l'on en vient à se demander si c'est bien celui qui nous a par le passé proposé «La momie», «Gi Joe» ou «Un cri dans l'océan» qui est à l'entièreté du résultat à l'écran. C'est pourtant le cas.


ODD TO THE FAMILY

Odd Thomas est né d'une erreur. Selon sa propre mère, il aurait du s'appeler Todd mais une erreur lors de son inscription au registre des naissances a entraîné ce prénom qui est aussi un aveux de l'identité particulière du jeune homme. Car «odd» signifie justement «étrange». Et l’étrangeté symbolise bien le garçon. Il a un don, un pouvoir. Il peut communiquer avec les morts et visualiser les représentations du mal sur terre. Les défunts ne peuvent pas parler mais sont parfaitement capables de se faire comprendre. Et ils ont besoin de lui, le plus souvent s'ils sont décédés à cause d'autres personnes, de vivants qui ont du sang sur les mains. Odd possède cette faculté depuis l'enfance et a fini par s'en accommoder. Pour lui, l'étrangeté de sa situation de survit plus que dans le regard des autres. Il a fait de l'anormalité sa normalité. Un surnaturel qui chez lui devient naturel. C'est son monde, et ce n'est pas lui qui est fou, mais les autres qui sont normaux. Mais le mot «odd», grand fourre-tout à l'américaine, veut également dire «quelconque» ou «banal». Car aux yeux des gens, aux yeux des normaux, Monsieur Thomas passe inaperçu. Comme s'il se fondait dans la masse. Un physique agréable mais qui n'attire pas forcément l’œil, une attitude qui lui permet de ne pas trop se faire remarquer sauf quand il traque l'assassin pervers d'une fillette jusque dans la chambre d'une maison de luxe bien-sûr.
C'est ainsi qu'il fonctionne, Odd. Entre deux mondes, constamment sur le fil d'un rasoir qui jusqu'à présent n'est jamais parvenu à le trancher. Mais il s'est entrainé, il a appris. Il anticipe et peut se défendre. Il se conforme donc à la notion de héros même s'il n'est peut-être pas l'idéal d'un héros. Quoique c'est un individu qui se soucie de son prochain et qui a beaucoup d'amour à donner. Un amour inconditionnel pour sa collègue Viola, jeune maman de deux petites filles et serveuse de son état. Pour le chef de la police Porter et son épouse Karla, pour son copain Ozzie. Mais surtout pour Stormy.


AVIS DE TEMPETE

Stormy Llewelynn et Odd Thomas se sont connus et aimés enfants. A l'âge adulte, leur amour est encore plus fort. Le devin automate d'une fête foraine leur avait prédit depuis longtemps : leur destin est d'être ensemble pour toujours. Ils s'aiment et la force du film, entre autres, c'est d'avoir su retranscrire leur amour d'une force simplement stupéfiante. Cela faisait un long moment qu'une telle alchimie au sein d'un couple de personnages de cinéma n'avait pas eu lieu. Car à l'heure de la violence exagérée ou des rapports humains basiques et mièvres dans le cinéma américain (trop souvent), le talent d'une part de Stephen Sommers en tant que scénariste et d'autre part des jeunes comédiens impliqués, Anton Yelchin et Addison Timlin, permet à cette relation unique d'être ressentie d'une manière exclusivement émotionnelle. Très vite, l'affection liée à la découverte de cette relation se transforme également en un amour absolu pour Odd et Stormy qui s'avèrent de loin être les créations de cinéma (sur papier à l'origine, évidemment) les plus intéressantes de cette année. De petites libertés ont été prises avec la Stormy littéraire de Dean Koontz, mais le caractère reste très fort dans le film de Sommers. Le travail d'adaptation d'un roman de près de cinq cent pages en un long-métrage d'une heure quarante ne permet que très rarement la littéralité de l’œuvre originale. Nous n'en saurons donc pas davantage sur la création du couple Odd/Stormy. Même si nous savons qu'ils sont ensemble depuis l'âge tendre, que Stormy est totalement au courant des dons de son amoureux et qu'elle l'aide dans ses investigations, le réalisateur de «La momie» s'est éloigné de l'histoire même de la jeune fille (violée par son père et incapable d'avoir des rapports) et de ses difficultés personnelles et comportementales pour en faire une sorte d'idéal. Compréhensive, compréhensible, confiante et aimante, elle n'est jamais un barrage à l'épanouissement d'Odd mais au contraire l'accompagne et l'aide dans sa route entre la terre et le ciel.



GRAVITY

Viola est une jeune femme posée qui se soucie plus des deux petites filles dont elle a la charge que d'elle-même. Encore très jeune, elle a du faire face à l'adversité la tête haute, s'occupant de ses anges. Il lui arrive d'avoir des rêves qui resurgissent dans le présent. Au courant des facultés de son cuisinier de collègue, elle se confie à lui et sera même un élément très important dans la découverte de la vérité, du drame qui se trame autour de Pico Mundo et des terribles conséquences de celui-ci. C'est un personnage d'importance qui permet à Odd ,outre Stormy et le chef Porter, de le rassurer et de savoir que la vie vaut d'être vécue pour la défense de l'autre.

Enfin, il y a le chef Porter. Un policier infaillible et totalement fou amoureux de sa femme, qui protège Odd tout comme il sait l'utiliser à bon escient dans la résolution de certaines enquêtes. Néanmoins, Porter se doit de masquer certaines choses aux yeux du monde, afin que les pouvoirs du jeune Thomas restent secret pour le commun des mortels. Père de substitution, Porter, homme sans enfant, voit en Odd le fils prodige tout comme ce dernier s'emploie à considérer le policier comme la figure paternelle qui lui a manqué durant une bonne partie de son enfance et adolescence. Un rapport de bon procédés donc qui sied à chacun.

Tous ces personnages finement ciselés font partie de la cohésion cynégétique de «Odd Thomas», aussi le film de Stephen Sommers se rapproche par exemple de «Donnie Darko» de Richard Kelly, où tous les caractères mis en exergue gravitent autour d'un centre d'intérêt, ici le jeune Odd lui-même. Chez Sommers comme chez Kelly, c'est le principal protagoniste qui définit les règles de narration (la voix-off ici) et qui demeure à la fois l'élément déclencheur comme l'enjeu de l'histoire. Anton Yelchin est donc dans presque toutes les scènes, nous décrit les événements en même temps qu'il les vit. Cette sensation indéniable d'accompagnement s'avère formidablement agréable d'autant plus que s'il nous prend par la main, Odd lui-même n'est pas totalement certain de là où il va.
L’enivrante impression de se perdre et de se retrouver, de tâtonner dans un brouillard où la peur prégnante s'associe à la fascination de vivre cette aventure dont l'improbable issue peut s'avérer difficile participe à l'expérience qu'est «Odd Thomas».


VOIR DES GENS QUI SONT MORTS

Même s'il n'a pas l'ampleur de ses précédents travaux, «Odd Thomas» permet cependant à Stephen Sommers de s'exprimer sans retenue. Le sujet du film ne nécessitant pas forcément un budget mirobolant, vingt-sept millions, dont une bonne partie investie par le réalisateur lui-même, permettent de faire vivre le petit monde de Pico Mundo sous nos yeux. Ainsi, les bodachs qui ont été conçus par le français Pierre Buffin, sont des créatures vraiment crédibles et dont l'intégration dans les images réelles ne souffre d'aucune latence ou de défaut d'incrustation. Et elles sont belles et effrayantes, ces bestioles infernales, probablement issues des recoins les plus noirs de l'enfer. Mais l'enfer ici ne mentionne pas fondamentalement de notions religieuses, on n'y parle pas de Dieu ou du Diable. Il y a un autre monde, et celui-ci se divise classiquement en deux parties : le bon et le mauvais endroit. Mais le film ne cherche absolument pas à convaincre de nouveaux adeptes de se tourner vers l'église. Il n'y a aucune apologie et à contrario aucun autodafé dans «Odd Thomas». Sommers s'emploie à quelques clichés mais ils ne sont pas gênants pour les anticléricaux et participent plutôt à l'atmosphère et à l'identité visuelle du film. Alors oui, les âmes pures sont emmenées vers les cieux sous une nuée de papillons ou de pétales tandis que ceux qui méritent le châtiment disparaissent dans une explosion d'étincelles et de flammèches et le sort, non dévoilé ici, d'un des personnages du film est d'ailleurs plutôt intriguant si l'on s'en réfère à son chemin vers l'autre monde. Il ne pourrait s'agir que d'un artifice visuel du cinéaste mais il serait volontiers intéressant d'en savoir plus.

Les bodachs sont donc des ombres, des monstres dont le nom est issu du gaélique ancien. Ils sont à la fois croquemitaines, passeurs et annonciateurs de drames si possible terribles et meurtriers. Ils se collent à l'espèce humaine, renifle l'âme, cherchent les fautifs mais ne punissent pas. Aussi, il est déconseillé à ceux qui peuvent les voir de leur faire comprendre qu'ils les voient. Odd passe alors son temps à feindre d'ignorer leur néfaste présence mais persiste cependant à les surveiller en permanence. Et leur nombre croissant à Pico Mundo n'envisage rien de bon.
Entités ectoplasmiques dont la particularité est d'alterner l'apparence et l'invisibilité, les bodachs sont des monstres inédits. Leur corps semble disgracieux, comme un amas de chairs et d'os soutenant un crâne aux mâchoires acérées et à la langue baladeuse. Plus intelligents qu'ils n'en ont l'air, ils sont capables d'investir des corps pour tuer ceux qui contrecarreraient leurs plans. Car s'il y a plusieurs méchants dans «Odd Thomas», les bodachs sont sans aucun doute les plus dangereux.

Stephen Sommers parvient à rendre ces créatures effrayantes et joue constamment avec leur présence continuelle autour de nous. Ils sont à Pico Mundo, et Odd les voit à chaque coin de rue, autour d'individus qui deviennent alors soit suspects soit victimes potentielles à protéger. Les séquences les impliquant, conçues par Pierre Buffin, sont bluffantes et ces espèces de démons provoquent malaise et frisson.


AGAINST ALL ODD

Le réalisateur et scénariste, aidé par l'auteur du roman, entretient son intrigue avec différents contextes qui s'imbriquent pour ne former qu'une seule et unique motivation d'histoire à son terme. Car tout s'avère lié, tout enchevêtrement finit par se dénouer et à prendre sens dans la dernière partie du film, qu'il convient de ne pas révéler. Il faut cependant faire remarquer la grande intensité de celle-ci et sa richesse en émotions qui participent avec fulgurance à la réussite de «Odd Thomas».
Une fois encore, il s'agit d'une œuvre à part tant dans ses rapports au réalisateur qu'au sein du genre qu'elle représente. C'est aussi une adaptation vraiment très fidèle du livre de Dean Koontz, à la fois foisonnante, riche et très intime. Alors bien-sûr, on pourra la considérer comme le pilote d'une série qui ne verra jamais le jour, puisqu'il s'agit ici de présenter un personnage qui vivra bien d'autres aventures sous la plume de son créateur. Il y a hélas de fortes chances que l'on ne revoit plus Odd au cinéma puisque le film de Sommers a bien du mal à être distribué. Il ne faut donc pas rater cette occasion probablement unique d'apprécier de côtoyer visuellement le petit monde de Pico Mundo, de se délecter du travail établi sur le long-métrage, de s'amouracher du cuisinier extralucide qui combat un mal humain ou surnaturel et de tous ceux qui l'entourent. Stormy, Wyatt et Karla Porter, Viola et les autres, même les terribles bodachs. «Odd Thomas» fait partie de ces films qui se vivent, qui laissent une marque indélébile dans le conscient et la mémoire, ces films dont on ressort à la fois ému et grandi et qui font penser que Monsieur Stephen Sommers est définitivement un cinéaste intelligent qui ne va pas toujours là où on l'attend, un créateur de divertissement qui connaît son métier et le redécouvrir aux commandes d'un pareil projet apporte une dimension supplémentaire à l'affection que l'on peut éprouver pour son travail. Un dernier petit conseil : ne regardez pas les bodachs dans les yeux !

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Bob Boyle
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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   Ven 6 Fév - 11:44

Excellent texte, as usual! Il en attirera peut-être vers ce p'tit film bien sympathique.

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MessageSujet: Re: Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)   

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Odd Thomas (Stephen Sommers, 2013)
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